[Live Report] Volcanic Fest 2026 : une première journée explosive
Pour une première édition, le Volcanic Fest a mis les petits plats dans les grands ! Du 24 au 26 juillet, Andrézieux-Bouthéon s’est transformé en véritable terre d’éruption Metal. Pour cette première journée, pas moins de huit groupes se sont succédés sur scène, avec une affiche mêlant découvertes, valeurs sûres et grosse dose d’énergie. On vous embarque pour revivre cette première journée placée sous le signe du Metal, de la convivialité et, forcément, de quelques beaux coups de chaud !
Programme du Vendredi 24 juillet :
Oozer Pit / Barth Sky / Sangdragon / Perseide / Locomuerte / Dropdead Chaos / Black Bomb A / Stone Horns
Première journée pour une première éruption qui donne le ton
C’est donc à Andrézieux-Bouthéon, dans la Loire (42), que l’équipe de Teamduc’s Production est venu installé le Volcanic Fest. Un festival qui pour une première édition marque déjà pas mal de points positifs. On a un parking juste devant l’entrée du site, un camping pour les festivaliers juste à l’arrière du site, des espaces extérieurs agréables ombragés et surtout un « Village » qui permet de flâner entre les stands, le merch, les artisans et les différentes animations. On a donc de quoi patienter entre deux concerts car, ici, pas question de multiplier les kilomètres. En effet, une scène unique en intérieur dans le Complexe d’Animation des Bords de Loire (CABL) permet de profiter pleinement des concerts dans une salle suffisamment vaste pour accueillir le public dans de bonnes conditions.
Mais le Volcanic Fest ne mise pas uniquement sur la musique. Les animations proposées viennent compléter l’expérience avec notamment des démonstrations de catch, des combats d’épée, des « cartonnades », des cracheurs de feu et des déambulations de dragons. Le tout donne rapidement une atmosphère à la fois familiale, conviviale et résolument Metal, où se croisent habitués des festivals, curieux venus découvrir l’événement et passionnés de la scène française. Bref, pour son baptême du feu, le Volcanic Fest semble avoir trouvé la bonne formule. Allez, assez parlé : la première éruption peut commencer !
OOZER PIT
Remporter un tremplin, c’est déjà une belle récompense. Mais quand celui-ci offre en prime le précieux sésame pour ouvrir la toute première édition d’un festival, la pression doit forcément être un peu plus forte. C’est exactement ce qui est arrivé aux Stéphanois de OOZER PIT, vainqueurs du tremplin organisé par le festival en mai 2025 et donc invités à lancer les hostilités du Volcanic Fest.
Et on ne va pas se mentir mais ouvrir un festival n’est jamais une mince affaire. Alors imaginez un peu : un vendredi, à 15h45, un festival qui démarre à peine, trois jours de concerts devant soi et forcément un public encore loin d’avoir rempli les lieux. Autant dire qu’il faut réussir à accrocher les premiers festivaliers présents et donner envie aux suivants de ne surtout pas rater la suite. Et c’est mission accomplie pour OOZER PIT !
C’est donc devant les premiers arrivants que le groupe venu de Saint-Etienne déclenche officiellement la première éruption du Volcanic Fest. Et si le groupe se dévoile, il se révèle surtout comme une excellente découverte dès les premières minutes. Le public n’est pas encore arrivé en masse mais ceux qui sont là ne tardent pas à se laisser embarquer par l’ambiance.
Adrien (chant, guitare et harmonica), Bastien (basse), Loïs (guitare) et Olivier (batterie) balancent un Stoner lourd et brûlant, saupoudré de belles ambiances Post-Rock. Un mélange qui colle parfaitement à la chaleur ambiante et qui nous propulse immédiatement ailleurs. Leur musique nous embarque direct en plein désert. Quand Adrien annonce en milieu de set qu’ils vont jouer « un morceau qui parle de chaleur, de désert », on se dit que le groupe n’aurait pas pu trouver meilleure bande-son pour son propre univers. Et puis l’harmonica fait son apparition. Là, le voyage prend encore une autre dimension. On se retrouve quelque part au milieu de l’Amérique, avec des kilomètres de routes désertiques et poussiéreuses devant soi à perte de vue, avec cette sensation de chaleur écrasante qui accompagne chaque note. Mais il faut aussi parler de la voix d’Adrien ! Éraillée, grasse, puissante et surtout parfaitement maîtrisée, elle donne encore davantage de relief aux compositions. Pas besoin d’en faire des tonnes. Ça sort naturellement et ça fonctionne terriblement bien.
Sept titres vont ainsi s’enchaîner pendant environ quarante minutes, sans que l’on ait réellement le temps de voir passer le set. OOZER PIT nous aura littéralement absorbés dans son univers et aura surtout réussi son pari : accrocher un public encore clairsemé et lui donner envie d’en entendre davantage. La preuve ? Une belle ovation vient saluer la fin du concert.
Pour une première éruption, le Volcanic Fest pouvait difficilement rêver meilleur point de départ. OOZER PIT confirme qu’il faudra garder un œil sur cette jeune formation stéphanoise. Et s’il fallait ne retenir qu’un titre ? « I am the Wizard », sans hésitation est notre petit coup de cœur du set !
BARTH SKY
Après un rapide changement de plateau, place à BARTH SKY, ou plutôt au Barth Sky’s Band, puisque le frontman est accompagné de ses musiciens. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe ne passe pas inaperçu ! Imaginez un grand blond aux cheveux longs, barbe tressée, regard bleu perçant, lunettes rondes, chapeau à plumes et look Glam/Rock particulièrement soigné. Les autres musiciens sont tout aussi stylés et on décernera donc au passage une mention spéciale à leur styliste.
Mais rassurez-vous, ici le look n’est pas qu’une affaire de façade. Il colle parfaitement à l’univers musical du groupe qui se définit lui-même comme du « Hard Rock Machine Made in France » et c’est plutôt bien trouvé. BARTH SKY c’est une machine bien huilée qui tourne à plein régime, les yeux fermés mais les oreilles grandes ouvertes !
Après l’intro instrumentale « Showtime », sept titres vont s’enchaîner pendant trois quarts d’heure. Des morceaux catchy, un Hard Rock remis au goût du jour et surtout une vraie envie de partager avec le public.
Sur « Let me out », BARTH SKY teste d’ailleurs les cordes vocales des festivaliers : « Est-ce que vous avez de la voix ? Est-ce que vous savez chanter ? » Le public répond présent mais visiblement pas assez fort pour lui qui leur lance : « Ils sont timides mais ça chante… Allez plus fort ! »
Quelques minutes plus tard, place à « Come on Jack ». Barth Sky annonce alors : « J’ai un cadeau pour les meilleurs chanteurs ! » Et là, on comprend rapidement de quoi il parle lorsqu’il sort sa bouteille de Jack Daniel’s et commence à servir quelques doses au public. Forcément, ça met tout le monde d’accord !
Le groupe n’oublie pas non plus de remercier l’équipe du festival et surtout le public, avec une petite phrase qui résume bien l’esprit du show : « Sans public, pas de concert. Merci à vous de vous bouger ! »
Et pour finir, « Monster’s walk » vient mettre un dernier coup d’accélérateur. Un set énergique, fun et généreux, où le style compte autant que l’efficacité musicale. BARTH SKY aura clairement fait le job et nous aura offert une belle dose de Rock’n’Roll !
SANGDRAGON
On arrive doucement sur la fin de l’après-midi lorsque SANGDRAGON investit la scène. Un nom qui parlera forcément aux amateurs de Metal extrême français. À l’origine, né de l’imagination de Vincent Urbain, alias Lord Vincent Akhenaton, SANGDRAGON s’inscrit dans une trilogie initiée en 1993 sous le nom de DAEMONIUM, avec Opera of the ancient war spirit, puis poursuivie en 1995 sous le nom AKHENATON avec Divine Symphonies. Le troisième chapitre arrivera finalement en 2015 avec SANGDRAGON et Requiem for Apocalypse. Depuis, le groupe a poursuivi son chemin avec un second album, Hierophant, sorti en 2023.
C’est donc du Black/Death symphonique que le Volcanic Fest nous propose et dès « Waterborn », le ton est donné avec cette introduction épique qui ouvre le premier album. « Front of Steel » enchaîne avec davantage de rythme et commence déjà à faire bouger les premiers rangs.
SANGDRAGON va ensuite piocher trois titres dans Hierophant. On retrouve ainsi « I proudly march to die » qui contraste avec le reste du set. Plus long et plus posé, ce titre aux sonorités presque folkloriques, met davantage en avant le chant féminin et installe une ambiance enivrante. Le public se laisse absorber et accompagne même le morceau en tapant dans les mains. Puis la machine repart de plus belle avec « War is War », qui déclenche au passage le premier circle pit du Volcanic Fest. Vincent, qui avec le temps présente d’ailleurs une étonnante ressemblance avec Sakis Tolis de ROTTING CHRIST, mène son monde tel un véritable chef d’orchestre, passant du chant aux instruments avec une belle aisance.
Le groupe profite également de cette date pour nous offrir une petite exclusivité avec « Dominium », un titre inédit qui figurera sur le prochain album. Retour ensuite au premier opus avec « Father of all kings », avant une conclusion qui fait mouche : une reprise du thème de Game of Thrones, accueillie avec enthousiasme par le public.
Avec son univers sombre, son côté épique et cette capacité à alterner puissance et passages plus atmosphériques, SANGDRAGON aura offert au Volcanic Fest une belle plongée dans les profondeurs du Metal extrême français.
PERSEIDE
On arrive doucement sur le créneau du début de soirée avec PERSEIDE, qui investit la scène aux alentours de 18h55. Et comme les heures passent, la foule continue de grossir tranquillement.
Formé en 2010 sur la scène lyonnaise, PERSEIDE fait rapidement monter la température. Dès les premières notes, le combo impose un son massif et compact, avec des refrains accrocheurs qui rappellent le Nu-Metal des années 2000 mais avec une production actuelle et surtout taillée pour le live.
Petite particularité ce soir : derrière les fûts, ce n’est pas le batteur habituel de PERSEIDE que l’on retrouve, mais le batteur de Barth Sky. Le musicien lyonnais était en effet retenu par un heureux événement : il venait tout juste de devenir papa et n’a donc, et on le comprend parfaitement, pas pu assurer cette date. Un remplacement au pied levé qui n’aura visiblement pas empêché la machine PERSEIDE de tourner à plein régime !
Les premières têtes commencent à bouger un peu plus franchement et Julien, au chant, invite le public à se rapprocher. Ah, ce public… Toujours un peu timide ! Mais visiblement, la timidité commence sérieusement à s’évaporer. Il suffit de quelques morceaux supplémentaires pour voir les festivaliers se lâcher et même assister à un wall of death !
Il faut dire que les Lyonnais ne ménagent pas leurs efforts. Les musiciens sont de véritables piles électriques et communiquent énormément avec le public. Mention spéciale à Adrien, à la guitare, qui semble monté sur ressorts et multiplie les déplacements sur scène. Un véritable défi pour les photographes… mais on a quand même réussi à l’immortaliser quelques fois !
Et finalement, le nom du groupe prend presque tout son sens. Les Perséides sont cette fameuse pluie d’étoiles filantes qui traverse le ciel… et sur la scène du Volcanic Fest, PERSEIDE nous aura offert sa propre pluie de météores, version Metal et à pleine puissance. Une prestation énergique et généreuse qui confirme que, sur scène, le groupe lyonnais sait transformer ses morceaux en véritable expérience live. Les cervicales, elles, auront certainement besoin d’un peu de repos !
LOCOMUERTE
Avant de passer aux choses sérieuses, petit détour par le ring où le club Héritage Catch Professionnel, venu de Bollène, assure des démonstrations de son art. En effet, alors qu’un combat de catch se poursuit juste à côté de la scène, une autre forme de bagarre se prépare. Comme dit l’adage : « qui va deux va trois ! » Après le Hellfest en juin puis le Rhodanian Fest la semaine précédente, nous retrouvons pour la troisième fois cet été le groupe LOCOMUERTE.
La mythique intro de Desperado résonne pendant que ça cogne dur sur le ring mais notre attention est rapidement attirée par les quatre gars du 91 qui débarquent sur scène. « Tiro pa’ matar » démarre sur les chapeaux de roues et El Termito, toujours monté sur ressorts, harangue la foule avec son fameux micro-machette. Et c’est parti pour 45 minutes de folie !
La setlist est un peu plus courte que lors de notre précédente rencontre, mais les incontournables sont bien là : « Parano booster », « Bandolero « , « Demonios », « Barrio »… Les fans de LOCOMUERTE sont bien présents et les nouveaux venus se font rapidement embarquer dans cette vague de joyeuse violence car ça remue mais la positive attitude est toujours de rigueur ! Les circle pits s’enchaînent, les slams aussi, y compris chez les plus jeunes, toujours sous l’œil attentif de leurs parents et avec la bienveillance d’un public qui connaît les règles du jeu.
Et puisque le catch est de la partie ce soir, les amis catcheurs s’invitent également au show, encagoulés façon Lucha Libre mexicaine. Ils viennent titiller Nico Loco et El Mitcho, ajoutant encore une bonne dose de spectacle ! Par ailleurs, El Termito est comme toujours en grande forme et ne manque pas une occasion de jouer avec le public. Il ne manque pas de nous exhiber fièrement ses chaussettes et ses baskets estampillées LIDL.
Puis arrive « Los Narcos » et El Termito invite carrément le public à monter sur scène. Aussitôt, une bonne cinquantaine de personnes se retrouvent sur les planches, façon concert de SUICIDAL TENDENCIES. Une scène transformée en véritable champ de bataille avant que tout le monde ne retourne dans le pit. Et pour le dernier morceau, Nico Loco décide de taquiner gentiment la sécurité : « Les gars de la sécu ont dit qu’ils voulaient plus de personnes qui slamment. Alors vous allez foutre un putain de bordel ! » Ni une ni deux, les crocodiles gonflables font leur apparition et commencent leur traditionnel voyage au-dessus du public. Le stage diving s’emballe et le Volcanic Fest prend des allures de gigantesque fête de famille complètement déjantée. Encore une fois, LOCOMUERTE a mis le feu avec du groove, du mosh et du cœur. Bref, tout ce qui fait tout le charme du groupe. On connaît bien désormais la recette et franchement on ne s’en lasse pas !
DROPDEAD CHAOS
La soirée est déjà bien entamée lorsque l’heure de passage de DROPDEAD CHAOS arrive aux alentours de 21h20. Avant de retourner dans la salle, on profite encore un peu de la fraîcheur extérieure. Rien à voir avec la chaleur caniculaire de la région marseillaise. Ici, à Andrézieux-Bouthéon, « on respire ». Alors autant en profiter tant qu’on peut ! Mais les premières notes du morceau « Underneath the sound », qui nous parviennent depuis la salle, nous rappellent rapidement à l’ordre. Vite, direction le pit photographe !
Pour rappel, DROPDEAD CHAOS est né pendant le Covid. À l’origine, le projet n’avait pas forcément vocation à devenir un véritable groupe, mais la formation s’est peu à peu cristallisée autour de musiciens venus d’horizons différents. Le succès ayant finalement rattrapé le collectif, celui-ci sort en 2023 son premier album, Underneath the sound, qu’il défend depuis sur les scènes de l’Hexagone.
Nous les avions découverts au Just’N’Fest 2024 et depuis, une chose est certaine, le show est toujours aussi carré et la setlist envoie toujours autant du lourd ! D’ailleurs, celle-ci reprend quasiment l’intégralité de l’album, mais dans un ordre différent.
Sur scène, on sent immédiatement que les DROPDEAD CHAOS sont dans leur élément. Ça bouge, ça communique et l’énergie circule dans les deux sens. En milieu de concert, avant d’attaquer « 7 Kings », leur réécriture pour le moins surprenante de « 7 Rings » d’Ariana Grande, Raphaël (guitare/chant) résume parfaitement l’état d’esprit : « L’énergie que vous nous donnez, on se nourrit de ça. » Et cette énergie va encore grimper d’un cran lorsque Arno de BLACK BOMB A et El Termito de LOCOMUERTE rejoignent Renato au chant. Trois voix, trois personnalités bien différentes, mais la même envie de mettre le feu et de partager avec le public. Le pit se transforme alors en véritable volcan en pleine éruption.
Quand résonnent les dernières notes de l’oppressant « Humans », le chaos retombe enfin. Mais derrière cette noirceur, le morceau nous rappelle aussi que la musique peut rester porteuse d’espoir.
BLACK BOMB A
On les avait quittés au printemps dernier lors de leur concert le 14 avril au Jas’Rod aux Pennes-Mirabeau et voilà qu’on retrouve les BLACK BOMB A quelques mois plus tard, cette fois du côté de Saint-Étienne. Et après près de trente ans de carrière, les vétérans de la scène Metal française n’ont clairement pas décidé de lever le pied !
Certes, la setlist est quasiment la même qu’en avril mais revoir les BLACK BOMB A sur scène reste toujours un plaisir. « Blowing up », « Crashboys » et les autres classiques s’enchaînent quasiment sans temps mort, maintenant la température du Volcanic Fest à un niveau dangereusement élevé.
Sur un moment un peu plus calme, Arno prend d’ailleurs le temps de remercier les parents qui emmènent leurs enfants aux concerts. Et ils sont encore nombreux ce soir, certains confortablement installés sur les épaules de papa ou maman. Après trois décennies de carrière, le public a forcément grandi lui aussi… et certains sont désormais venus accompagnés de la relève.
Sur « Police stopped da way », Arno demande : « Il y a des condés ? » Et pour une fois des « oui » s’élèvent laissant Arno dubitatif en répondant « Oh, merde… » De quoi déclencher quelques rires dans le public avant de remettre rapidement le feu dans la fosse. Car côté public, ça ne faiblit pas. Un énorme circle pit se forme avant que Poun ne réclame carrément : « Sépare-moi cette fosse en deux ! » Et voilà un wall of death qui vient une nouvelle fois transformer le pit en véritable zone de turbulence.
Petite surprise ce soir, les BLACK BOMB A invitent Pierre, bassiste de DROPDEAD CHAOS, à les rejoindre sur scène pour « Old Mary ». Un retour aux sources puisque Pierre a lui-même fait partie de BLACK BOMB A par le passé. Forcément, avec une telle réunion, le morceau tourne rapidement à la grosse séance de pogo ! Et comme souvent avec les BLACK BOMB A , pas question de laisser retomber la pression. La folie se poursuit jusqu’aux dernières notes de « Bulletproof », qui vient mettre un terme à un set une nouvelle fois furieux.
Même avec trente ans de carrière au compteur, BLACK BOMB A continue de faire parler la poudre avec la même énergie. La preuve qu’en matière de Metal français, certains vétérans n’ont clairement pas l’intention de raccrocher les gants.
STONE HORNS
La veille, nos amis marseillais de STONE HORNS mettaient le feu au Rock’n’Eat de Lyon aux côtés de nos autres copains de KR3V. Et les voilà déjà de l’autre côté du Rhône pour venir clôturer cette première journée du Volcanic Fest.
Ouvrir un festival n’est déjà pas une mince affaire, mais fermer la première soirée l’est peut-être encore davantage. Encore faut-il que le public soit toujours là après plus de huit heures de concerts. Et visiblement, les douze coups de minuit n’ont pas refroidi les vaillants festivaliers qui sont restés jusqu’au bout pour cette ultime éruption. Dès « No mercy », STONE HORNS annonce la couleur. Et même avec un petit problème de retour qui empêche les musiciens de s’entendre correctement jouer, nos confrères sudistes assurent leur prestation comme des pros. De notre côté, on n’y verra que du feu !
Le Groove/Death Metal du groupe est toujours aussi massif et frontal. Un véritable mur du son qui te prend en pleine face et te laisse pas indemne. Au milieu de tout ça, David mène une nouvelle fois les opérations en véritable chef d’orchestre et réclame circle pit sur circle pit. Histoire de vérifier si les moshers ont encore quelques réserves après une journée bien chargée ! Et visiblement, oui. La fosse tient la cadence pendant les douze titres de la setlist, de « Terra genesis » à « In the clutches of the abyss », en passant par « Outta range » ou encore « Molten river ».
Dans la soirée, nous avions aperçu Fred du groupe ACOD et, connaissant sa participation sur « Thebes Chronicle », on se doutait bien qu’un featuring se préparait. Bingo ! Avant de lancer le morceau, Fred nous explique que des voisins se plaignent du bruit. À peine a-t-il terminé qu’un des catcheurs présents ce soir débarque sur scène pour tenter de faire régner l’ordre et le silence. Mais Fred ne compte évidemment pas se laisser faire : « Je peux pas me battre tout seul contre lui. Faut venir m’aider ! » Et il invite immédiatement le public à venir lui prêter main-forte. S’ensuit un joyeux bordel où ça lutte d’un côté, ça slame de l’autre, tandis qu’un wall of death finit même par éclater sur scène ! Tout ça dans une ambiance de folie et avec une bonne dose de second degré. Un bordel à la marseillaise comme on l’aime. Mais STONE HORNS n’a pas encore dit son dernier mot. « Chrysalis » permet de maintenir la pression avant que « In the clutches of the abyss » ne vienne porter le coup de grâce. Un gigantesque circle pit se forme autour de la régie pour accompagner les dernières minutes.
Et voilà comment, après une journée bien remplie, STONE HORNS nous achève définitivement ! Une première journée qui se termine donc dans la sueur, les pogos et les sourires, avec un public toujours debout malgré l’heure avancée.
Quelle première journée ! De OOZER PIT à STONE HORNS, en passant par LOCOMUERTE ou encore BLACK BOMB A, le Volcanic Fest a offert un joli condensé de la scène Metal française, avec son lot de découvertes, de pogos, de circle pits et de moments complètement barrés. Une première éruption particulièrement réussie pour le festival, qui aura surtout su installer une vraie ambiance familiale et passionnée. Et si cette première journée donne le ton, quelque chose nous dit que le volcan n’a pas fini de cracher son feu. Rendez-vous sur les prochains live reports des journées de samedi et dimanche.
