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[Live Report] Volcanic Fest 2026 : jour 3

Après trois jours de Metal, de découvertes et de rencontres il est temps de refermer la première édition du Volcanic Fest. Pour cette ultime journée à Andrézieux-Bouthéon, le C.A.B.L. va une nouvelle fois vibrer au rythme d’une affiche éclectique. De JJAX à EIHWAR, retour sur une dernière journée aussi festive qu’intense.

JJAX

Allez, c’est parti pour la troisième et dernière journée du Volcanic Fest ! Il est à peine 13h et certains festivaliers sont encore en train de négocier avec leur nuit de sommeil, tandis que les plus vaillants ont déjà rejoint la salle du C.A.B.L. pour accueillir les Savoyards de JJAX. Pour nous, c’est aussi la première découverte de cette ultime journée.

Fondé en 2020 par le multi-instrumentiste Julien Jacquemond (d’où le nom du groupe), le projet vient défendre durant une trentaine de minutes son premier album, Reason to hope, sorti quelques mois plus tôt. Et dès le premier morceau « Gehenna », le ton est donné avec un riff bien lourd teinté de Thrash qui colle parfaitement au look de son fondateur, qui nous rappelle quelque part Scott Ian, le guitariste d’Anthrax. À ses côtés, on retrouve d’ailleurs Karim Attoumane, ex-Zuul FX, à la guitare lead.

Les morceaux s’enchainent et musicalement quand on découvre par la suite « Old age is shipwreck » , « Extend the countdown » ou encore le titre « Resaon to hope » le set navigue plutôt entre Heavy et Hard-Rock avec quelques touches Thrash soupoudrés par-ci par-là.

Les refrains sont accrocheurs, les solos endiablés et la rythmique ne désemplit pas. Ainsi, JJAX installe ainsi progressivement son univers et fait hocher les têtes. Et c’est finalement avec « Ulysses », morceau de presque 6 minutes mais particulièrement efficace, que le groupe termine son passage. Une belle mise en route pour cette dernière journée.

eOn (Element Of Noise)

Arrive l’heure de nos confrères toulonnais d’eOn (Element of Noise). On va être un peu chauvin, mais hors de question de les rater ! Depuis qu’on les avait vus lors d’une Metal Nights sur Martigues, on sait que le groupe est une valeur sûre et qu’il ne vient généralement pas pour faire de la figuration.

La preuve commence même avant le début du set. Alors que les cinq musiciens terminent leurs balances, la température monte déjà dans le public tellement que tout le monde pense que le concert a commencé. Gros fou rire sur scène lorsque Flo, le frontman, nous lance : « Non mais c’est que les balances ! …Mais restez par contre, parce qu’on a une intro de malade ! »

Promesse tenue. Avec « Heads on Pikes », les Toulonnais ouvrent les hostilités et le public, du coup déjà chauffé à blanc, répond immédiatement présent. « Bullshit everywhere » enfonce ensuite le clou. Leur mélange de Thrash, Hardcore et Metal extrême fait rapidement des ravages dans la fosse. Les riffs sont massifs, Ranko (alias French Grip Channel sur Youtube) est un monstre derrière sa batterie et Flo arpente la scène dans tous les sens en hurlant.

Quatre morceaux du dernier album Angel of terror, sorti à l’automne 2025, trouvent leur place dans une setlist de seulement sept titres. Et lorsqu’arrive « Break new ground », Flo prévient : « On est chaud ? Parce qu’on a un morceau exprès pour se mettre sur la gueule ! » Autant dire que le pit ne demande pas son reste. Impossible d’ailleurs de ne pas se laisser embarquer par la frappe de Ranko, que le batteur de STONE HORNS, Maël, me décrira plus tard avec beaucoup d’admiration comme une étonnante « caresse« ,  compte tenu du gabarit du bonhomme.

La journée voit également apparaître son premier circle pit, avec Enzo à la guitare qui n’hésite pas à descendre lui-même dans la fosse pour se faire encercler par le public. Tout est dit. Sur les dernières notes de « Legacy of shame », eOn quitte alors la scène sous une ovation largement méritée.

SMYU

Bon, pas de Bards of Backwater pour nous cette fois-ci, interview oblige d’un autre groupe pendant leur créneau. C’est donc avec SMYU (Show Me Your Universe) que l’on réinvestit la salle, désormais un peu plus remplie.

Venu de Tours, le groupe est une nouvelle découverte pour nous et évolue dans le Rock alternatif. Une consœur nous informe au passage qu’ils ont pris un virage dans leur musique qui était orientée Post-Hardcore. Fondée en 2015, la formation s’articule notamment autour de ses deux membres fondateurs, Jem Dolgon au chant et Alexis Collas à la guitare. Et les deux gaillards ne vont pas beaucoup tenir en place, multipliant les allers-retours sur scène pour accompagner une setlist d’une dizaine de titres. On retrouve notamment « DD smoker », « Sharks » et « Girl in a truck », issus de leur E.P de 2025, mais aussi « Numb by design », leur dernier single sorti en juin.
Le petit moment qui sort du lot arrive lorsque Jem lance au public « Y en a qui savent danser le Rock ? » et qu’Alexis enchaîne alors avec une réplique bien connue des amateurs du film Retour vers le futur : « Je crois que vous n’êtes pas encore prêts pour ce genre de chose. Par contre, vos gosses vont adorer ça ! » Pas besoin d’en dire davantage, c’est évidemment « Johnny B. Goode » qui démarre dans une version bien musclée et qui vient immédiatement enflammer la fosse.

Avec ses morceaux lourds, ses mélodies accrocheuses et la voix éraillée de Jem, SMYU nous offre une belle découverte. Dix ans de route au compteur et une énergie qui fait rapidement remuer les nuques. Voilà un groupe que l’on ne connaissait pas et que l’on est plutôt contents d’avoir découvert ici.e clin d’œil à *Retour vers le futur* fonctionne vraiment bien dans le récit : c’est typiquement le genre de petit moment live qui humanise la chronique et évite d’enchaîner uniquement les descriptions musicales.

MESS OUT

On arrive doucement au milieu de l’après-midi avec les Lyonnais de MESS OUT, venus défendre leur tout premier album, We will set this place on fire, sorti en mai dernier. Et visiblement, ils ne sont pas venus pour simplement en jouer quelques morceaux : pendant près de trois quarts d’heure, le quatuor va mettre une belle dose d’énergie dans la salle.

Dès « One last time » puis « The Fray », le ton est donné avec un Punk Rock accrocheur. Sur scène, ça bouge, ça transpire et surtout, ça a des choses à dire. Dès le troisième morceau « Idiocratie généralisée », chanté en français, leur frontman lance avec un brin de fatalisme : « C’est pour espérer laisser un meilleur monde à nos enfants, parce que pas génial pour l’instant… ». Le morceau se transforme rapidement en hymne collectif avec ses fameux « oh oh oh », en mode oï, qui font chanter la salle.
Au fil du set, on retrouve ce mélange d’efficacité Punk et de sonorités plus musclées qui peut parfois rappeler les canadiens de BILLY TALENT, avec cette même envie de faire passer un message. Puis quand arrive « Awake », le groupe passe clairement à la vitesse supérieure. Le morceau plus nerveux sert de signal pour lancer un wall of death bien agité.
MESS OUT sait aussi revenir au français avec « Crève », morceau engagé en hommage au corps médical laissé pour compte par le système public, avec forcément un écho particulier quand on repense aux années Covid. Mais les Lyonnais savent également ne pas se prendre au sérieux et balancent une reprise complètement décomplexée de « Bad touch » des Bloodhound Gang. Une parenthèse aussi improbable qu’efficace qui fait son petit effet.

Les douze morceaux passent finalement à toute vitesse. Et pour conclure, quoi de mieux que le titre « We will set this place on fire » ? Et c’est bel et bien le feu car le public se voit invité à monter sur scène et transforme la  dernière chanson en véritable moment collectif, repris en chœur. Un set engagé, généreux et communicatif, qui aura largement réussi à mettre le feu au Volcanic Fest.

FAITH IN AGONY

Un petit rebondissement qui aurait pu plomber le planning du jour : le groupe FAITH IN AGONY n’était pas en mesure d’assurer son show et a dû annuler. Leur chanteuse Madie, souffrante, ne pouvait pas assurer la prestation. 
Malgré cette annulation, on aura tout de même pu profiter de la présence du groupe puisque nous avons eu l’occasion, un peu plus tôt dans la journée, de réaliser une interview avec les trois autres musiciens. Une rencontre qui permet donc de ne pas repartir complètement frustré de cette annulation.

BANGALORE CHOIR

Les Grenoblois de FAITH IN AGONY ayant déclaré forfait malgré eux, l’organisation décide d’avancer le passage de BANGALORE CHOIR. Et c’est un changement d’ambiance assez radical qui nous attend ! Le groupe fait d’ailleurs partie des rares formations internationales de cette première édition du Volcanic Fest, avec à sa tête une véritable figure du Hard Rock : David Reece, ancien chanteur d’ACCEPT le temps de l’album Eat the Heat.

Forcément, cette période allemande ressort sur scène avec trois morceaux : « XTC », « Generation Clash » et « Hellhammer ». De quoi réveiller quelques souvenirs chez les amateurs de Heavy old-school présents dans la salle, surtout lorsque la voix de Reece vient remettre ces classiques dans la lumière.

Le reste de la setlist fait joliment le lien entre les époques. On retrouve plusieurs titres du premier album On Target, sorti en 1992, comme « Just one night », « If the good die young (We’ll live forever) » ou « Angel in Black ». A ces derniers, répondent des morceaux plus récents de Rapid Fire Succession: On Target Part II, sorti en 2025, notamment « Bullet Train » et « Driver’s Seat ».

Plus de trente ans séparent ces deux albums mais David Reece semble toujours parfaitement à sa place dans cet univers. Hard Rock mélodique, Heavy et petites touches Glam 80’s. Les guitares font le boulot, les refrains sont taillés pour être repris et une douce odeur de nostalgie flotte dans le C.A.B.L. Avec BANGALORE CHOIR, on s’offre finalement une sympathique Madeleine de Proust, mais une Madeleine qui a toujours du coffre !

PASCAL VIGNÉ + LES CARTONNADES

Les chamboulements du running order laissent un petit créneau libre après BANGLORE CHOIR. L’organisation en profite pour improviser une entracte, et autant dire qu’on ne va pas s’en plaindre ! Sur scène, Pascal Vigné prend sa guitare et assure le spectacle en solo. Pour ceux qui ne le connaitraient pas, en plus d’être guitariste, il est également compositeur et producteur. Par ailleurs, il est souvent qualifié de « Joe Satriani français ». Une petite démonstration qui attire forcément les amateurs de guitare, les yeux rivés sur ses doigts.

Pendant ce temps, à l’extérieur dans le pré voisin, changement total de décor avec un passage du côté de l’association LES CARTONNADES. Et là, c’est une autre forme de virtuosité qui s’exprime ! Des armes et des armures fabriquées en carton, personnages improbables et grosse baston générale. Le principe est simple, le dernier à conserver son armure remporte le combat. Même les châteaux construits pour l’occasion finissent en miettes. Une véritable bataille rangée dans une ambiance bon enfant et totalement épique !

NAHEULBAND

Retour dans la salle du C.A.B.L. pour notre première rencontre physique avec le NAHEULBAND. Et autant dire que le changement d’ambiance est radical. Après les guitares saturées, nous voilà projetés dans une taverne médiévale où règne l’univers du Donjon de Naheulbeuk, créé par Pen of Chaos (absent ce jour) il y a maintenant plus de vingt ans.

La troupe se présente cette fois en effectif réduit, avec seulement quatre musiciens, dont Julien « Le Mago » et Aspic de MAGOYOND, venu prêter main-forte à la flûte. La salle est pleine et, dès les premiers morceaux, on comprend que beaucoup ont grandi avec cet univers…et on en fait partie. Aussi, ce n’est finalement pas si étonnant de voir des enfants au milieu du public. Certains de leurs parents étaient déjà geeks à l’époque où le Donjon de Naheulbeuk débarquait dans leurs vies !
Les paroles sont connues et reprises en masse à pleins poumons. Entre l’ambiance de taverne, les vannes et les sonorités Folk, le NAHEULBAND transforme rapidement le C.A.B.L. en gigantesque fête de famille. Même le tube « The final countdown » d’EUROPE passe à la moulinette avec une reprise à la flûte, pendant que toute la foule se charge du chant. Forcément, ça fonctionne !

Et l’aventure ne s’arrête pas là. Le cinquième album du groupe se prépare, alors que le précédent, Le Grimoire du Donjon, remonte à 2012. Le retour était visiblement très attendu puisque leur campagne de financement participatif sur Ulule a explosé les compteurs : 262.371€ récoltés pour un objectif initial de 15.000€ ! De quoi mesurer, plus de vingt ans après les débuts du groupe, l’attachement toujours bien présent autour de cet univers.

Très festif, complètement décalé et surtout terriblement fédérateur, le NAHEULBAND offre une belle parenthèse au milieu de ces trois jours de Metal. Une foule immense, des sourires partout et des refrains hurlés à plusieurs centaines de voix. Finalement, pas besoin de gros riffs pour mettre le feu à une salle. Une bonne vieille chanson de taverne suffit largement !

HRAFNGRÍMR

Il est 21h30 et la nuit nous entoure désormais. Parfait pour entamer la dernière partie de la soirée, qui prend justement une direction plus nordique et viking. Dans la salle, les lumières se sont tamisées, les pieds de micro sont ornés de plumes noires et les instruments traditionnels prennent place sur scène. Un immense backdrop représentant l’Yggdrasil, l’Arbre Monde dans la mythologie nordique, impose à l’arrière. L’ambiance est posée, avec HRAFNGRÍMR, on entre dans quelque chose de beaucoup plus chamanique et spirituel.

Mené par Mattjö Haussy au chant, accompagné de Christine Roche au chant, de Mostefa Elkamal aux percussions et du multi-instrumentaliste Arnaud « Hindrik » Stefanakis, le groupe mêle Folk nordique, sonorités contemporaines et instruments traditionnels. Les voix se répondent tandis que le martèlement des tambours installe progressivement une atmosphère hypnotique.

Au fil des morceaux, les corps se balancent. Certains ferment les yeux et se laissent simplement porter par le rythme. Mattjö invite d’ailleurs le public à lâcher prise : « Laissez-vous porter vers d’autres mondes. «  Et visiblement, le message passe. On n’assiste plus vraiment à un simple concert mais plutôt à une forme de transe collective, où chacun semble venir chercher sa propre reconnexion. Le morceau « Blot » accentue encore cette sensation de communion, avec un hommage « à tous ceux qui sont partis, à nos ancêtres, à tous ceux qui sont tombés ». HRAFNGRÍMR parvient à créer une véritable bulle hors du temps, presque cérémonielle, qui contraste complètement avec les autres moments du festival.

Et pour conclure cette cérémonie, Mattjö revêt finalement le masque de corbeau qui trônait depuis le début devant lui. Un geste symbolique puisque HRAFNGRÍMR signifie en vieux norrois « celui qui porte le masque du corbeau ». Le nom du groupe prend alors tout son sens, comme si le rituel se refermait sur cette dernière image. Une parenthèse aussi mystique qu’envoûtante, qui nous emmène finalement bien loin du Volcanic Fest, quelque part vers les terres nordiques.

EIHWAR

Il est temps de refermer cette première édition du Volcanic Fest. Et pour cela, on ne change pas trop de registre car après l’ambiance mystique d’HRAFNGRÍMR, place à EIHWAR et à sa « Viking War Trance ». Le duo toulousain vient mettre le feu pour le tout dernier concert du festival, et autant dire que l’univers nordique est plus que jamais à l’honneur.

On avait découvert Asrunn et Mark il y a deux ans au Distortion Festival, alors qu’EIHWAR figurait encore en bas de l’affiche. Les retrouver aujourd’hui en tête d’affiche de cette première édition du Volcanic Fest montre la belle ascension en si peu de temps. 
Le duo a d’ailleurs encore fait évoluer son univers. Les chants et sonorités folkloriques nordiques se mêlent toujours aux percussions tribales et aux rythmiques électroniques, mais la scénographie s’est enrichie de tubes de néons niveau visuel. Derrière ses pads et ses instruments, Mark est toujours aussi martial, tandis qu’Asrunn est montée sur ressorts au devant de la scène.

Eihwar au Volcanic fest 2026 - Under a Metal Sun

La montée en puissance est progressive, mais une fois les morceaux comme « Nauðiz » ou « Ragnarök » lancés, le C.A.B.L. se transforme rapidement en dancefloor viking. Ça saute, ça danse, ça slame et, à la grande surprise, même les plus jeunes se lancent dans la bataille avant que les adultes ne suivent le mouvement. Asrunn, très communicative, nous glisse avec humour : « On verra quand vous aurez 4300 ans comme moi ! Au bout de 30 minutes je suis à bout de souffle et vous, après trois jours de festival, vous êtes toujours en forme !  » L’ambiance est tellement bouillante que la chanteuse ira même jusqu’à comparer l’énergie du public à celle des 5.000 festivaliers du Paléo Festival en Suisse, où EIHWAR s’est produit quelques jours auparavant. De quoi donner encore un petit coup de boost à une fosse déjà plus que déchaînée.

Puis vient le moment de ralentir. Asrunn s’assoit au bord de la scène et évoque « les gardes », ces êtres de lumière que l’on retrouve dans leur univers. Elle explique que le morceau, plus doux, qui suit est là pour créer une énergie et un contact avec eux. Mark quitte alors sa plateforme pour venir l’accompagner à la guitare acoustique. Pendant quelques instants, la salle retrouve une atmosphère solennelle presque méditative.

Mais pas question de terminer là-dessus ! « Berserkr » arrive pour le dernier assaut. Le volcan, sage durant trois jours, relâche toute la pression accumulée. Le public est complètement déchaîné, et même derrière les barrières les membres de la sécurité se mettent à danser furieusement. Tout le monde participe à cette ultime explosion. Une belle dose d’énergie pour terminer le festival, avec un public aux anges et EIHWAR qui quitte la scène sous les acclamations. Un franc succès pour le groupe qui se mesurera à la longue file d’attente au stand de merch après le show.

Il est temps de refermer les portes du Volcanic Fest et, après trois jours passés à Andrézieux-Bouthéon, une chose est certaine : on repart avec le sourire. Ce festival aura d’abord été une belle découverte dans un coin de France qu’on ne connaissait pas encore.

Pour une première édition, l’organisation aura été à la hauteur. Disponible, à l’écoute et réactive, l’équipe a su gérer les petits imprévus du week-end avec efficacité, tout en proposant un festival où il était agréable de circuler et de prendre le temps. À l’heure où les grands rendez-vous de l’Hexagone comme le Hellfest ou le Motocultor attirent des dizaines de milliers de personnes, le Volcanic Fest joue clairement une autre carte, celle du festival à taille humaine, où l’on peut croiser un musicien au détour d’une allée et discuter avec lui quelques minutes comme avec n’importe quel autre festivalier. Le public a lui aussi largement contribué à l’ambiance. Bienveillant, énergique et visiblement heureux d’être là pour inaugurer cette première édition.

Toutefois, proposer directement trois jours de festival pour une première, c’était forcément un pari ambitieux. Peut-être même un pari un peu gourmand pour un lancement. Car derrière les sourires et les trois jours de fête, la réalité économique est malheureusement moins légère. Malgré la communication, la bonne volonté et le travail fourni par l’équipe, l’affluence n’a visiblement pas été suffisante pour permettre au festival d’atteindre son équilibre. Et le contexte actuel n’aide pas vraiment. Les temps sont durs pour la plupart des festivaliers, tandis que le calendrier Metal estival est devenu particulièrement chargé. Quand on arrive pour la première fois face à des festivals plus anciens et déjà bien installés, il faut forcément réussir à se faire une place.

De notre côté, on retiendra cette impression d’être un peu comme à la maison. On a eu plaisir à partager cette première édition avec les collègues des autres médias, mais aussi avec quelques amis du Sud qui ont fait le déplacement. Ces moments de partage font aussi partie de ce que l’on vient chercher sur un festival. De plus, on tient à remercier chaleureusement Ellie Promotion pour l’accréditation, son accueil et sa gentillesse tout au long du week-end, ainsi que toute l’équipe du Volcanic Fest, les bénévoles et les artistes.

Aujourd’hui, une cagnotte de soutien a été mise en place pour aider l’organisation et, surtout, donner une chance à l’aventure de continuer. Parce qu’un festival qui démarre avec autant d’ambition mérite au moins de pouvoir regarder vers l’avenir. Il ne nous reste donc plus qu’à croiser les doigts et à espérer que cette première éruption n’était pas la dernière. On aimerait bien revoir le volcan entrer en éruption une deuxième fois.

Lieu : COMPLEXE D’ANIMATION DES BORDS DE LOIRE
Ville : Andrézieux-Bouthéon (42)

Date : 26/07/2026