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[Live Report] Just’n’Fest 2026 : une première soirée sous le signe du Hard-Rock et du Heavy

Le Just’n’Fest, organisé par l’association We Rock, a lancé sa 7eme édition le vendredi 2 octobre avec une première soirée placée sous le signe du Hard-Rock et du Heavy Metal. Une programmation à la couleur bien marquée, entre jeunes groupes locaux et vétérans de la scène française, qui aura progressivement fait monter la température pour le plus grand plaisir des amateurs du genre. De BRONCA à ADX, en passant par GRACEFALL et HIGHWAY, retour sur cette première soirée aussi énergique que généreuse.

Programme du Vendredi 02 octobre :
Bronca / Gracefall / Highway / ADX

BRONCA

Il est un peu plus de 19h, il est encore tôt, la jauge est encore loin d’être pleine mais il est l’heure de démarrer officiellement cette 7eme édition. Ça commence donc plutôt tranquillement pour cette première soirée du Just’N’Fest.

Cela faisait un petit moment qu’on n’avait pas revu BRONCA en live, malgré les belles dates que le groupe a pu décrocher cette année, notamment en première partie des Américains de BRANT BJORK TRIO. Le groupe de Stoner/Grunge originaire des Bouches-du-Rhône a depuis vu l’arrivée de Charles au second lead chant/guitare, suite au départ temporaire de Thomas parti sillonner les routes en road trip.

Le show démarre avec leur titre phare, « Broken Nose ». Bien habitué à leur discographie, je trouve pourtant que le morceau sonne différemment ce soir. Tiens, ils auraient fait une réadaptation ? Ça sonne plus groovy… et c’est même plutôt pas mal, cette nouvelle version ! En fait, Benoît (chant/guitare) m’expliquera après le concert que son ampli lui a récemment lâché et qu’avec celui de remplacement impossible de retrouver exactement le même son. Comme quoi, la technique peut parfois réserver quelques surprises et pas forcément des mauvaises ! Par ailleurs, un petit problème de basse sur le début du set sera rapidement résolu, et les gars enchaînent aussi sec avec un set de neuf titres qui trouve progressivement son public. Ce dernier grossissant au fil des quarante minutes de concert.

Sur scène, on retrouve toujours cette même configuration, avec le travail de lead chant/de guitare partagé entre les deux musiciens. Premier constat : la voix de Charles est différente de celle de Thomas, plus claire par moments, avec un petit côté plus punk qui fait écho à celle de Benoît, qui nous rappelle toujours un peu, par son timbre, un certain Lemmy Kilmister. On retrouve également Dim à la basse, fidèle au poste campé au milieu de la scène avec sa prestance. C’est sans doute lui qui se déplace le plus, allant chercher le public à l’avant, pendant que Michel serre les dents derrière sa batterie qu’il martèle.

Un show énergique, porté par des riffs bien lourds, et qui pourrait bien le devenir encore davantage. Car hors scène, le groupe nous a glissé une petite info : Thomas est rentré de voyage. Et qui dit retour de Thomas dit trois guitares et trois chants ! Ça risque d’envoyer sévère. À suivre !

GRACEFALL

Retour vers le… Hard-Rock des années 80 !

Alors, s’il y avait bien un groupe que j’attendais ce soir c’était GRACEFALL. Et pourtant, le groupe est tout jeune, avec seulement deux singles sortis depuis février. Mais ce vendredi 2 octobre a une saveur toute particulière pour eux. En effet, c’est leur tout premier concert et surtout le jour de sortie de leur premier album Mad and Beautiful.

Mais alors pourquoi mon appétence est-elle à son paroxysme ? Tout simplement parce que leurs deux premiers singles ont eu un véritable effet madeleine de Proust. Leur musique, ancrée dans le Hard-Rock des années 80, est un pur boost d’énergie. Et le live de ce soir va rapidement confirmer cette première impression !

Le groupe démarre avec « You drive me mad« , leur dernier single sorti en septembre. Et là… BAM ! C’est parti pour un show de folie. Joël, au chant, arbore un look parfait, qui lui colle à la peau et colle parfaitement au style musical : veste en cuir, santiags, chemise ouverte laissant apparaître ses pendentifs sur le torse, longue chevelure à la Robert Plant surmontée d’un magnifique chapeau. À lui seul, il dégage une aura somptueusement Rock’n’Roll ! Mais alors, sa voix… quelle voix ! Dès qu’elle vient se poser sur les premières notes, on sait immédiatement où l’on est.

Dans la fosse, qui a déjà bien grossi depuis l’ouverture des portes, le public local est évidemment venu en nombre. Beaucoup de proches sont là, et ça se voit. Ils connaissent les paroles, ils chantent, ils hurlent à pleins poumons, ça tape du pied et les nuques valsent. Joël, en véritable frontman, est très communicatif et sait parfaitement embarquer le public. Il fera d’ailleurs taper des mains toute la salle avant de lancer « Big love ».

Ce soir, pour ceux qui n’auraient pas encore pris le temps d’écouter l’album fraîchement sorti, ce sont huit des dix titres de Mad and Beautiful qui sont joués. Et globalement, les sonorités nous replongent dans les belles années du Hard Rock, avec juste ce qu’il faut de modernité pour ne pas tomber dans la simple nostalgie. Musicalement, c’est carré, et tout le monde semble d’accord là-dessus. La formation est certes récente mais les cinq musiciens sont loin d’être des débutants et affichent déjà pas mal d’années d’expérience derrière eux. Les guitares de Geoffrey et Franck envoient de beaux riffs, tandis que la section rythmique composée de Bruno, le frère de Joël, et Robin à la batterie n’est clairement pas en reste. Sur scène, on voit surtout cinq musiciens qui prennent un réel plaisir à jouer. Et maintenant que la fosse est pleine, l’énergie qui se dégage de la salle monte encore d’un cran.

Sur « Won’t give in », Joël lance alors au public : « Approchez-vous ! Le prochain titre va être filmé pour notre prochain clip! » Forcément, ça rapproche encore un peu plus les troupes et le morceau prend une autre dimension. Et pour terminer ce premier concert, GRACEFALL choisit « Storm », leur tout premier single. Un final explosif, à l’image de cette première apparition sur scène.

Verdict, quelques minutes plus tard au stand de merch c’est la ruée ! À tel point que certaines tailles de T-shirts seront déjà en rupture de stock avant même la fin de la soirée. Pour un premier concert, difficile de rêver meilleur baptême du feu !

HIGHWAY

Allez, troisième groupe à passer ce soir et encore une formation locale de Montpellier. En fond de scène, un grand backdrop au nom du groupe trône fièrement. Les musiciens arrivent et on reconnaît immédiatement un visage connu. Celui de Cerise, à la basse, qui était la fondatrice des LADIES BALLBREAKERS, groupe qui a depuis tiré sa révérence et dont nous avions couvert le magnifique concert d’adieu.

HIGHWAY, ayant sorti son sixième album au printemps, est venu ce soir le défendre sur scène. Sur les neuf titres de la setlist, pas moins de sept seront issus de ce dernier opus. Et pour démarrer, il n’y a sans doute pas mieux que « Go! Go! Go! » pour donner le ton et aller de l’avant !  Au chant, Benjamin, chapeau vissé sur la tête, mène le show à la baguette. Comme le rappellera le guitariste « on a déjà joué ici en 2021 », avant de nous demander de reprendre avec eux le refrain de « Bang! Bang! », le temps que leur chanteur revienne sur scène vêtu d’un manteau de fourrure qui lui tiendra bien chaud : « Il fait chaud, non ? Vous avez pas chaud ? »

Un peu plus tard, il demande au public : « Je veux voir vos petites mains en l’air ! » L’objectif ? Faire claquer des doigts le public dans le tempo, en rythme avec la batterie, pour lancer « Separate ways ». Une nouvelle fois, le public est mis à contribution sur le refrain et répond présent. S’ensuit « Rat Race », et là, changement d’ambiance. De gros ballons noirs et blancs viennent s’inviter dans la foule. Ils volent au-dessus des têtes et se renvoient de tous côtés dans une ambiance bon enfant. Devant la scène, certains tournoient bras dessus-dessous, l’un des plus jeunes du public se fera faire sauter dans les airs tandis qu’un petit pogo finit même par éclater sous les yeux d’une fosse qui semble clairement s’amuser.

Une dernière fois, Benjamin change encore de tenue pour enfiler cette fois-ci une veste blanche. Et comme un ultime appel à la fête, HIGHWAY termine son set avec « Last call for Rock’n’Roll ». Un titre énergique qui se termine avec des cotillons qui éclatent dans les airs et viennent couronner le tout. Le public est enjoué et complètement endiablé. HIGHWAY aura clairement transformé la scène du Just’n’Fest en véritable terrain de jeu pour cette fin de set !

ADX

Dernière partie de la soirée, et pas des moindres ! Il est l’heure de la tête d’affiche et c’est donc au tour d’ADX d’en découdre sur scène. La scène est désormais aux couleurs du groupe, avec un immense backdrop en fond et deux autres de chaque côté.

Groupe mythique de la scène Heavy française depuis le début des années 80, ADX compte encore dans ses rangs deux membres de la formation originelle : Didier Bouchard à la batterie et Philippe Grelaud au chant.

Les groupes locaux précédents ayant amené leur meute, le public s’est un peu clairsemé, mais on retrouve surtout dans la salle les aficionados de Heavy, facilement reconnaissables à leurs vestes à patchs. Et surtout, difficile de ne pas remarquer le nombre de T-shirts estampillés ADX dans le public. Aucun doute, le groupe possède une vraie communauté et celle-ci a répondu présent ce soir.

ADX vient tout juste de sortir son nouvel album, 13eme Choc, fin septembre. Pourtant, la setlist de onze titres est davantage axée sur les grands classiques du groupe, avec pas moins de six morceaux issus des trois premiers albums. Et c’est sur « Mémoire de l’éternel », porté par le roulement de batterie de Didier, particulièrement en forme ce soir, que le show démarre au quart de tour, électrisant immédiatement la foule. S’enchaîne ensuite le nouveau titre « Nom de code : ADX », issu du dernier opus, qui est l’un des rares morceaux récents de la soirée avec « Le règne des écorcheurs », joué en milieu de set. Car les fans sont surtout venus pour entendre les tubes du groupe et ils ne seront pas déçus. « Notre-Dame de Paris », « Déesse du crime », « De l’autre côté » ou encore « Suprématie » sont bien de la partie.

Dans la fosse, ça reprend les refrains, ça pogote, ça chante et ça danse. Le public est aux anges et accompagne le groupe en scandant les titres et les refrains. Bref, on sent que les classiques d’ADX sont toujours aussi bien ancrés dans les mémoires. Pendant qu’on passe de riffs en riffs et de solos envoûtants, les guitaristes et le bassiste ne tiennent pas en place, passant sans arrêt de gauche à droite et vice-versa sur la scène.

Vers la fin du set, Phil lance au public : « Vous voulez du Speed Metal ? » Une question évidemment accueillie chaleureusement par la foule. Didier enchaîne alors avec un très direct : « Mais est-ce que vous voulez voir mon cul ? », ce qui fera évidemment rire toute l’assemblée. Phil reprend ensuite les commandes : « Vous allez chanter ! Car le public de Saint-Just chante juste ! » Et c’est parti pour un « Division blindée » survitaminé. Sur les refrains, Phil tend le micro vers le public qui chante à pleins poumons. Une participation qui redouble d’intensité sur les refrains du dernier titre « Caligula« . ADX ce soir a offert un concert sans temps mort, intense et puissant mais surtout particulièrement efficace pour clôturer cette première journée du Just’n’Fest 2026.

Cette première soirée du Just’n’Fest 2026 aura tenu toutes ses promesses avec une belle affiche entre Hard-Rock et Heavy Metal. On a eu des groupes locaux qui ont su chauffer la salle et des vétérans comme ADX qui ont rappelé que l’expérience n’enlève rien à l’énergie. Une première journée avec sa propre couleur musicale, qui aura ravi les amateurs du genre et lancé cette 7eme édition de la meilleure des manières.

Pour nous, il est maintenant l’heure d’aller recharger nos batteries et de commencer à trier les photos. Car la journée de samedi s’annonce plus chargée, avec neuf groupes au programme.  On se retrouve donc très vite pour la suite du Just’n’Fest.

Lieu : SALLE RENÉ VALETTE
Ville : Saint-Just (34)

Date : 02/10/2026