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Hellfest le Off 2026 : live report – jour 2

Après une première journée déjà riche le mardi, le Hellfest Le Off 2026 remettait le couvert ce mercredi 17 juin, à la veille de l’ouverture officielle du Hellfest. Entre Metalcore, Death Metal, Rock, tributes explosifs et animations pour les plus jeunes, cette ultime journée a une nouvelle fois transformé le parking du Leclerc de Clisson en véritable temple du Metal. Retour sur cette deuxième journée et cette édition qui s’est conclue en apothéose, dans une ambiance aussi festive que survoltée.

LUX MENTIS

Le deuxième et dernier jour du Hellfest Le Off 2026 est lancé. Alors que les festivaliers du Hellfest affluent de plus en plus nombreux vers Clisson, LUX MENTIS ouvre les hostilités sous un soleil déjà bien présent, qui frappe de plein fouet la scène. Une chaleur qui rend encore plus impressionnante l’arrivée du chanteur, d’abord encagoulé et masqué, avant qu’il ne retire rapidement son attirail.

Les Nantais délivrent un Metalcore mêlant l’héritage du Néo-Metal des années 2000 à une approche plus moderne, alternant passages mélodiques et déferlements de puissance. Le courant passe immédiatement avec le public, au point de voir le premier wall of death de la journée éclater, tandis que le guitariste descend rejoindre le public.

Bien que ce soit une formation récente née en 2025, LUX MENTIS affiche déjà une belle maîtrise sur scène. Le groupe profite de ce passage au Hellfest Le Off pour défendre ses premiers morceaux, dont les singles « Theater », « Between two worlds » et « Breathing with concept ». Parmi eux, « Between two worlds » retient particulièrement notre attention grâce à son équilibre entre mélodie et intensité, et s’impose comme notre coup de cœur du set. Une prestation encourageante qui donne envie de découvrir la suite, d’autant qu’un premier EP est actuellement en préparation.
En cinq morceaux et seulement trente minutes, LUX MENTIS signe une entrée en matière efficace, idéale pour échauffer les festivaliers avant une nouvelle journée qui s’annonce particulièrement intense.

REPULSIVE VISION

Changement d’ambiance avec les Britanniques de REPULSIVE VISION, venus de Cumbria pour distiller un Death Metal old-school aux fortes influences Thrash, relevé d’une agressivité Punk qui fait toute leur identité.
Le groupe ne s’embarrasse pas de longues introductions. Les morceaux s’enchaînent à un rythme effréné. En seulement trente minutes, pas moins de treize titres sont passés en revue, piochant aussi bien dans leurs deux premiers albums que dans des compositions plus récentes (Ndlr : le dernier opus remontant déjà à 2020).
Le chant, parfois proche des intonations du Black Metal, accentue encore le caractère brut de leur musique. Si le public semble un peu plus réservé à l’approche de midi, la fatigue, la chaleur ou peut-être la barrière de la langue y étant pour quelque chose, REPULSIVE VISION n’en livre pas moins un set sans concession, taillé pour les amateurs de Death à l’ancienne.

VIRGIN PROZAK

Place aux Belges de VIRGIN PROZAK, également présents sur le label M&O Music partenaire du Hellfest Le Off. Une présence qui n’a rien d’un hasard tant le trio s’est forgé une solide réputation grâce à son Heavy-Rock énergique, nourri de Grunge, de Hard Rock et de Punk.

Le groupe est venu défendre Sinecure, son album paru fin 2025. Cinq morceaux en sont extraits, de l’ouverture avec « Magic powder » jusqu’au final « Check the Queen », offrant un bel aperçu de leur univers.
Sur scène, l’énergie est omniprésente. Les riffs sont lourds, le chant du frontman se montre volontiers écorché et intense. Au fil des morceaux, des passages plus mélodiques et teintés d’influences emo viennent équilibrer l’ensemble, avec une voix plus posée qui contraste efficacement avec les déflagrations les plus musclées. Un mélange qui fonctionne particulièrement bien sur scène : on a adoré !

KILL THE DRAMA QUEEN

Changement d’atmosphère et de région avec KILL THE DRAMA QUEEN, originaire de la région Grand Est. Dès leur arrivée sur scène, le ton est donné. La chanteuse, vêtue d’une longue robe rouge et pieds nus, est suivie du guitariste-chanteur habillé de blanc. Une entrée sobre et presque mystique.

« On a des morceaux de dix minutes, alors on n’en jouera que quatre », lance le chanteur avec le sourire. Une remarque qui résume bien leur identité. Un Metal alternatif progressif où les compositions prennent le temps de se développer, entre passages aériens, montées en tension et fortes charges émotionnelles.
Le groupe ouvre son set avec « Refractions » et « Mapuche », issus de l’album de 2019, avant de mettre en avant des compositions plus récentes avec « Petrichor », qui marquait l’arrivée de la chanteuse Manon en 2024, puis « Angel », paru en mai dernier.

Une prestation sincère, dont toute la richesse mérite sans doute une écoute plus attentive, au calme et au casque, tant les subtilités de leur musique peuvent parfois échapper sous le soleil écrasant du parking du Leclerc de Clisson.

DVM SPERO

Il est 13 heures, le public continue d’affluer devant le Leclerc de Clisson et, après un détour par la buvette pour reprendre des forces à coup de Monster « Viking », direction la scène pour le concert de DVM SPERO. Un nom qu’on a vu souvent passer sur les réseaux dans l’année, sans avoir encore eu l’occasion de voir le groupe en live. L’occasion était idéale et la découverte dépasse nos attentes.

L’introduction est aussi simple qu’efficace. Les cinq musiciens prennent place, immobiles, les yeux fermés face au public. Puis la déferlante commence. Le groupe francilien développe un univers où Metalcore, Groove Metal et Death mélodique se rencontrent. Au centre de cette tempête sonore, Audrey impressionne par sa maîtrise vocale. Sa voix passe avec aisance de passages clairs eà des growls puissants, donnant encore plus de relief à des compositions aux thèmes profondément humains, entre blessures, doutes et reconstruction.

Par ailleurs, par ces temps obscurs (ou que certains veulent nous obscurcir), impossible de ne pas saluer la diversité cosmopolite qui compose le groupe. Une chanteuse entourée de quatre musiciens aux parcours et origines différents. Une image rafraîchissante qui rappelle que le Metal est avant tout une musique de partage, où seule compte la passion commune.

Musicalement, le groupe interprète notamment ses singles « Echoes of the unchained » et « Evil for Evil », tout en dévoilant plusieurs nouveaux morceaux qui devraient figurer sur son futur EP. Une sortie qu’on attend désormais avec encore plus d’impatience, d’autant que DVM SPERO a depuis rejoint les rangs du label M&O Music. Une prestation qui restera comme l’une des très belles découvertes de ce Hellfest Le Off 2026.

SEVEN EYED CROW

Place aux Bordelais de SEVEN EYED CROW, venus défendre Emerge, leur dernier album sorti en janvier, que nous avions particulièrement apprécié lors de sa chronique. Leur venue au Hellfest le Off était l’occasion idéale de découvrir comment ces nouveaux morceaux prennent vie sur scène.

Sans surprise, le groupe ouvre son set avec son dernier single « Gaslighted », avant d’enchaîner avec « Mind blowing signs », « We all shall fall » et « Until », mettant logiquement l’accent sur son dernier opus. Trois autres titres issus de leur répertoire viennent compléter une prestation solide et parfaitement maîtrisée. 
Sur scène, le groove est bien présent et les compositions gagnent encore en impact. Une seule réserve toutefois : l’univers de SEVEN EYED CROW, plus immersif, aurait sans doute encore davantage trouvé sa place en fin d’après-midi ou en début de soirée, lorsque les lumières baissent et que l’ambiance se prête davantage à ce type de proposition. Cela n’enlève rien à la qualité du concert vécu qui confirme tout le potentiel du groupe en live.

Hellfest Kids

Cette année, le traditionnel Hellfest Kids n’était pas au programme du côté du Hellfest. Une absence rapidement comblée par les organisateurs du Hellfest Le Off, qui ont eu la bonne idée de créer leur propre version dédiée aux plus jeunes. Aussi, en ce mercredi après-midi, les familles sont nombreuses à répondre à l’appel. Au programme : maquillage, serre-têtes à cornes du diable  lumineuses, animations et, bien sûr, des concerts pensés pour initier les enfants à l’univers du Rock et du Metal. Un détail qui fait plaisir à voir : la quasi-totalité des jeunes spectateurs sont équipés de bouchons d’oreilles ou de casques antibruit. Une précaution essentielle que les parents ont largement adoptée.

Les festivités débutent avec ROCK’N’PUPPETS, le spectacle d’Alex, véritable sosie de James Hetfield, et de sa célèbre marionnette Chester. Entre deux riffs d’AC/DC, de Rammstein, de Johnny Hallyday ou encore de Poésie Zéro, le duo déclenche les rires des enfants comme ceux des parents. Une entrée en matière idéale avant de passer aux choses sérieuses.

Et quoi de mieux qu’un tribute à AC/DC pour offrir à certains leur tout premier concert ? Les Niortais de BALLBREAKER relèvent brillamment le défi. Le show démarre avec une jeune chanteuse interprétant « It’s a long way to the top (If you wanna rock’n’roll) », accompagnée de plusieurs cornemuses sur scène. Un début spectaculaire qui impressionne autant les enfants que leurs parents.
Puis Diego prend le relais au chant. Dès son arrivée, avec sa casquette vissée sur la tête, la ressemblance avec Brian Johnson saute aux yeux. Mais c’est lorsque résonnent les premières notes de « Thunderstruck » que le public reste bouche bée. Gestuelle, énergie, timbre de voix… l’illusion est bluffante ! Autour de nous, les regards s’échangent avec le même étonnement. Le hasard veut que ses parents soient juste devant moi dans le public. J’échange avec eux et leur dis qu’ils peuvent être fiers de lui : leur fils livre une prestation remarquable ! Les classiques d’AC/DC s’enchaînent ensuite dans une ambiance familiale et festive.

De notre côté, on profite à la fin du show pour aller récupérer notre bracelet/pass sur le site du Hellfest avant l’affluence du jeudi, laissant les festivités du Hellfest Le Off Kids se poursuivre avec CARTOON MACHINE, que nous retrouverons un peu plus tard dans la soirée.

MONOLYTH

De retour du site du Hellfest, bracelet média enfin au poignet et après avoir goûté la désormais célèbre glace Hellfest de Picard, retour sur le parking du Leclerc. Les familles ont laissé place aux festivaliers, désormais bien plus nombreux devant la scène pour accueillir MONOLYTH.

Originaire de Beauvais, le groupe délivre un Death Metal mélodique aux fortes inspirations scandinaves, relevé de quelques touches Thrash. Dès « Regenesis », qui ouvre les hostilités après une courte introduction, le ton est donné : riffs acérés, harmonies efficaces et une précision d’exécution impressionnante. Le groupe alterne parfaitement les accélérations et des passages plus lourds, comme sur « This void deep inside », qui démontre toute sa capacité à installer une tension sans perdre en intensité. L’ensemble est porté par un son massif parfaitement maîtrisé et la voix d’Amaury qui navigue entre chants clairs et screams.

Le concert s’achève sur « Perseverance », un final aussi accrocheur que puissant. Une prestation solide, millimétrée et sans fausse note, de quoi faire de MONOLYTH une valeur montante du Death metal mélodique à la française.

ERADIKAL INSANE

Parmi les noms de cette édition du Hellfest Le Off, il y en avait un qui avait immédiatement retenu notre attention : ERADIKAL INSANE. Les Marseillais avaient déjà marqué leur grand retour en novembre 2025 au Molotov, à l’occasion des dix ans de leur album Mithra, après plusieurs années de silence. Mais sur la scène de Clisson, c’est tout l’inverse du silence qui nous attend.

Dès les premières notes d’ « Initium », un premier circle pit éclate. Le public, bouillant, répond instantanément à la violence de leur Death Metal teinté de Deathcore. En quelques minutes, la fosse change de dimension : pogos, headbanging et slams s’enchaînent dans une ambiance aussi intense que bon enfant.
En trente minutes, le groupe enchaîne plusieurs morceaux incontournables de Mithra, parmi lesquels « Sediments of misconception », « Intrinsic propensity » et « Harvest ». Aucun temps mort, aucun répit. Porté par les growls impressionnants de Jtrom, littéralement possédé sur scène, et par des riffs agressifs soutenus par une batterie en mode blast beats, le quintet livre l’une des prestations les plus extrêmes de ces deux jours.

Pour conclure ce déluge sonore, ERADIKAL INSANE  remonte encore un peu plus loin dans son histoire avec « Deathcore united », issu de son tout premier EP The Dementia Process. Une manière de rappeler d’où vient le groupe, tout en regardant résolument vers l’avenir. Car, oui, ERADIKAL INSANE est bel et bien de retour. Et si ce concert en est la preuve, l’annonce d’un nouvel opus  actuellement en préparation a de quoi susciter une belle impatience. Les marseillais sont de nouveau dans la course… et il faudra clairement compter sur eux !

RETRACE THE LINES

Comme l’an dernier avec FALLEN AT DAWN, la scène espagnole est une nouvelle fois représentée sur ce créneau avec RETRACE THE LINES, formation originaire de Valence. Les Espagnols débarquent avec un Metal moderne aussi puissant que mélodique, qui ne tarde pas à faire réagir le public.

Le groupe s’appuie sur deux chanteurs aux voix complémentaires. L’un assure les lignes de chant clair tandis que l’autre enchaîne des screams et growls redoutables. Le tout est relevé de quelques touches électro qui rappellent par moments l’univers d’Electric Callboy, sans jamais tomber dans la copie.
La connexion avec le public est immédiate. Déjà bien échauffée par le concert d’ERADIKAL INSANE, la fosse répond au moindre appel du groupe. Les mains se lèvent et tapent en rythme, les circle pits se succèdent et gagnent encore en intensité.

Entre mélodies accrocheuses, passages d’une brutalité assumée et une énergie communicative, RETRACE THE LINES confirme que la scène Metal espagnole a de sérieux arguments à faire valoir.

FACE 2 FAKE

Place aux Lyonnais de FACE2FAKE, qui apportent une belle dose de fraîcheur avec leur fusion de Rap, Metal et Electro. Dès les premiers morceaux, l’énergie est omniprésente et les musiciens occupent la scène avec une intensité communicative.
Pour les amateurs de la scène fusion des années 90 et 2000, difficile de ne pas retrouver des sonorités qui nous rappellent Rage Against the Machine ou encore Beastie Boys. Une influence assumée que le groupe modernise avec efficacité.
Puissant, groovy et percutant, le son de FACE2FAKE fait mouche. Leur prestation scénique ne laisse personne indifférent. Une belle démonstration qu’un style parfois annoncé comme passé de mode peut encore faire vibrer un public lorsqu’il est porté avec autant d’énergie.

INYOURFACE

Place au deuxième représentant de la délégation espagnole avec InYourFace. Le groupe propose un Metal Alternatif, enrichi de touches d’électro, de Trap et d’autres influences actuelles qui donnent une identité bien à lui.
Sur scène, l’énergie est non-stop. Malgré une chaleur toujours plus pesante, les musiciens sollicitent sans cesse le public, qui répond présent à chaque invitation. Les bras se lèvent, les circle pits repartent de plus belle et l’ambiance ne retombe jamais.

COWBOYS FROM JAM

Il est 19 heures et, pour beaucoup, l’heure de l’apéritif a déjà largement sonné. Devant les scènes, le parking du Leclerc est désormais noir de monde. Comme le veut la tradition, la soirée laisse place aux tribute bands. Premier rendez-vous avec les COWBOYS FROM JAM, venus de Barcelone pour rendre hommage aux légendaires PANTERA.

Dernier représentant de la délégation espagnole de cette édition, le groupe joue devant un public déjà conquis. Pendant une heure, les classiques s’enchaînent avec une setlist largement consacrée aux albums des années 90 Cowboys from Hell, Vulgar display of power et Far beyond driven. Impossible de résister à des titres comme « Strength beyond strength », « Becoming », « I’m broken », « 5 minutes alone », « Fucking hostile » ou encore « Walk ».

L’ambiance est explosive du début à la fin. Dans une fosse compacte et survoltée, les musiciens finissent même par rejoindre le public, portés à bout de bras dans un ultime moment de communion. Dense, puissant et terriblement efficace : une entrée en matière idéale pour cette dernière soirée du Hellfest Le Off.

CARTOON MACHINE

Après la déferlante PANTERA, changement total d’ambiance avec CARTOON MACHINE, venu de Narbonne. Avant même le début du concert, un détail attire l’attention : les musiciens s’échauffent en coulisses comme de véritables sportifs. Une scène étonnante… jusqu’à ce que le show démarre.

La spécialité du groupe ? Reprendre les plus grands classiques des dessins animés en version Rock. Déjà très apprécié par les enfants l’après-midi lors du Hellfest Le Off Kids, le concept fait tout autant mouche en soirée. Car au fond, sous les vestes à patches et les t-shirts noirs, les métalleux restent de grands enfants.
De « Sous l’océan » de la Petite Sirène au Bossu de Notre-Dame, en passant par Le Roi Lion, où la chanson de Scar déclenche même un circle pit, ou encore le générique des Tortues Ninja, tout le public chante à pleins poumons. Les musiciens, eux, bondissent dans tous les sens avec une énergie folle. On comprend désormais pourquoi l’échauffement était indispensable ! Pas le droit au claquage !
Le groupe s’amuse également à revisiter « Prince Ali » dans une version Rock/Reggae, avant d’offrir l’un des moments les plus déjantés du festival. Arrive alors une distribution de bouées licorne gonflables, qui deviennent aussitôt les alliées improbables d’un wall of death aussi spectaculaire qu’hilarant.

Pour conclure cette parenthèse de bonne humeur, CARTOON MACHINE reprend « Il en faut peu pour être heureux » de Baloo, en la dédiant « à tous les punks, rockeurs et métalleux qui ont gardé leur âme d’enfant ». Une fin de concert festive et touchante, qui rappelle que le Metal sait aussi rimer avec sourire et nostalgie.

SOLDIER SIDE

Pour refermer cette édition 2026 du Hellfest Le Off, il fallait une dernière décharge d’adrénaline. Mission accomplie avec SOLDIER SIDE, tribute de SYSTEM OF A DOWN, qui transforme le parking du Leclerc en véritable champ de bataille.

Devant la scène, la foule est plus dense que jamais. Il devient presque impossible de se déplacer tant le public est compact… sauf lorsqu’un circle pit s’ouvre brusquement avant de se refermer quelques secondes plus tard. Pendant plus d’une heure, l’intensité ne redescend jamais. Il faut dire que SYSTEM OF A DOWN fait partie des groupes les plus emblématiques de la scène Metal, et SOLDIER SIDE lui rend un fidèle hommage. Musicalement, tout y est : la précision des musiciens, mais surtout le chanteur, dont le timbre et le flow rappellent avec une étonnante justesse ceux de Serj Tankian.

Au milieu de cette déferlante, un moment de répit fait sourire tout le monde. Avant d’entamer « Aerials », le chanteur lance : « On va vous faire une balade, parce que tout le monde n’est plus tout jeune… mais on ne va pas vous faire toutes les balades ! » Une parenthèse de quelques minutes seulement avant que la machine ne reparte de plus belle. 
La setlist, riche de plus de quinze morceaux, enchaîne les classiques « B.Y.O.B. », « Chop Suey! », « Toxicity »… jusqu’à un invité surprise, El Termito de LOCOMUERTE, venu partager « Psycho » dans une ambiance électrique. Puis vient « Sugar », ultime déflagration sous les étoiles.

Deux jours, une trentaine de groupes, des centaines de headbangs, des circle pits à répétition et une foule qui n’a cessé de grandir : le Hellfest Le Off 2026 confirme une nouvelle fois qu’il est bien plus qu’un simple échauffement avant le Hellfest. C’est un véritable festival dans le festival, un rendez-vous où se croisent passionnés, familles, curieux et amoureux de musique extrême dans une ambiance conviviale et accessible.

Cette édition nous aura permis de faire de très belles découvertes, avec une scène locale nantaise particulièrement bien représentée, mais aussi de confirmer le talent de formations issues des quatre coins de l’Hexagone, sans oublier les excellents groupes venus d’Espagne, de Belgique et d’Angleterre qui ont apporté une belle dimension internationale à cette programmation.

Un immense merci à toute l’organisation pour ce travail remarquable, à Alexandre Saba de M&O Office pour avoir une nouvelle fois orchestré une programmation aussi riche qu’éclectique, aux équipes du Leclerc de Clisson, qui contribuent chaque année à faire vivre cet événement unique, ainsi qu’aux groupes qui ont tout donné sur scène pendant ces deux jours.  Le Hellfest peut désormais ouvrir ses portes. Grâce au Off, les nuques sont déjà bien échauffées… et l’envie de vivre quatre jours de Metal ne fait, elle, que commencer.

Lieu : PARKING LECLERC
Ville : Clisson (44)

Date : 17/06/2026