[Interview] FAITH IN AGONY : le Rock alternatif grenoblois sans compromis
A l’occasion de la 1ère édition du Volcanic Fest, on a profité pour réaliser une interview des grenoblois de FAITH IN AGONY le dimanche 26 juillet 2026.
Leur chanteuse étant un peu souffrante au moment de l’entretien, elle a préféré se réserver pour assurer le show prévu en fin d’après-midi. L’interview s’est donc faite en présence du reste du groupe dans une ambiance décontractée.
Il était une fois…
Under a Metal Sun : Tout d’abord, merci de prendre un petit peu de temps pour répondre à mes questions. On a va commencer par parler des origines du groupe, mais de manière succincte car on a du vous les poser plusieurs fois déjà. J’avais noté que c’était un projet monté par toi, Guillaume, avec Maddy. Vous aviez déjà un autre projet plus Jazz/Blues/Rock SMOKED ICE ?
Guillaume (guitare) : Ouais c’est ça.
UaMS : Et après, du coup, vous avez voulu vous orienter vers quelque chose d’un peu plus énervé, d’un peu plus pêchu ?
Guillaume : Oui, j’avais envie de changer. SMOKED ICE, à l’époque, ça commençait un petit peu à me saouler entre guillemet. J’avais besoin de manger plus quoi. Et du coup, Marianne c’est vraiment la première personne à qui j’ai pensé en me disant « Putain ! Il nous faut une chanteuse qui envoie du bois ». Et du coup elle était là et je lui ai proposé et ça l’a branché direct. Ça a commencé comme ça quoi.
UaMS : Et après on cherche un batteur, puis un bassiste… et on tombe ainsi sur la fratrie Quentin/Eva !
Eva : (Rires)
Quentin : La fratrie, c’est arrivé un peu plus tard. Au niveau batterie, c’est arrivé assez vite parce qu’avec Guillaume on avait aussi un autre groupe ensemble donc on a fait juste un changement de groupe. Après, pour la basse, on a fait quelques tests avec d’autres gens. Ça a duré quelques mois je crois, 4 ou 5 mois.
Guillaume : Ouais, on a eu des gens de passage. C’était vraiment pour tester. C’est vraiment avec Eva qui est arrivée que le line up n’a jamais changé depuis.
Quentin : Depuis que ça a été officialisé ça n’a pas été changé.
Eva : Le pauvre (en désignant son frère), on avait déjà tellement de groupes ensemble. Il s’était dit pour une fois je vais pouvoir avoir mon truc tranquille dans mon coin sympa (Rires).
UaMS : Et alors, c’est cool de jouer entre frère et sœur ?
Quentin : C’est infernal j’ai envie de la taper tout le temps. (Rires de tout le monde)
UaMS : Ils ne se chamaillent pas trop, c’est bon ? (Question à Guillaume)
Guillaume : Non, ça va.
Eva : En vrai, je dirais que c’est pas la personne avec qui je me chamaille le plus dans le groupe étonnamment. Ouais, on est un peu plus… comment dire ? Ça ne fait pas des tensions, des frictions trop importantes donc non non ça va.
Quentin : C’est pas long en fait. C’est pas des tensions longues. Ça peut être explosif comme on a l’habitude de le faire en mode « Hééééé !!! » Et puis voilà, la semaine d’après c’est oublié.
Guillaume : Ils sont très sanguins les frangins. Ça monte très vite mais ça redescend aussitôt.
UaMS : Ok, des fois ça allège, ça aide, ça facilite. Mais travailler en famille, cela peut aussi compliquer parfois les choses.
Quentin : Je sais pas. Si ça avait été un autre métier, ça aurait été différent mais bon la musique c’est un peu aussi un truc de passion. Et comme on a beaucoup de lien avec ça depuis qu’on est tout petit, c’est je pense que le rapport est un peu différent que si ça avait été en entreprise.
Discographie
UaMS : On a fait le tour sur les origines de la formation. Niveau sorties, vous avez fait d’abord deux E.P.
Guillaume : Ouais, alors le premier E.P c’est pas vraiment un E.P en fait. Nous, on l’avait appelé comme ça à l’époque pour être plus crédible mais c’est plutôt une démo.
UaMS : D’accord, c’était un peu la carte de visite sous la main pour montrer ce que vous aviez ?
Guillaume : Elle est même pas en ligne, même pas en stream ou quoi. C’est un truc sur Bandcamp à l’heure actuelle. Mais voilà ça a été produit en une aprem. C’était vraiment juste pour qu’on lance le projet parce qu’à l’époque on voulait chopper des dates. On avait besoin d’avoir un truc pour que les gens puissent écouter ce qu’on fait etc… donc la première démo éponyme voilà c’est ça. Après, on a fait un E.P, Do not repeat, où là c’est un peu mieux produit. C’est un peu plus poussé. On a un peu plus travaillé aussi les morceaux.
Quentin : On l’a sorti en physique aussi.
UaMS : Ok, vous avez donc vraiment fait l’effort de montrer un truc… Et après, le premier album après le Covid ?
Eva : Pendant le Covid !
Guillaume : En fait, on l’a produit juste avant le Covid. On l’a fini, il était prêt à sortir mais le Covid venait d’arriver donc ça nous a mis un méga stop.
UaMS : Comme pour beaucoup de groupe. D’un coup tu te dis « bon, temps mort » et il faut attendre.
Eva : Exactement !
Guillaume : Et puis après du coup il s’est passé deux ou trois ans. On a commencé l’écriture du deuxième album et puis voilà il est sorti l’année dernière.
UaMS : Le 24 octobre 2025, si je me souviens bien ?
Eva, Guillaume et Quentin : Oui, c’est ça.
Guillaume : Et du coup on en est là maintenant. (Rires)
UaMS : Et vous êtes toujours en pleine promotion de l’album ?
Eva : Tout à fait !

Production du nouvel album
UaMS : En réécoutant le 1er album, on sent qu’il y a une évolution entre les deux albums. Vous vous êtes dit on tente des trucs, on pousse les potards au maximum de ce qu’on a pas encore fait ?
Guillaume : Oui, c’est surtout ça qu’on a fait en fait. On a vraiment bossé le son pour ce deuxième album. On l’avait un petit peu fait pour le premier mais justement on n’avait pas poussé assez loin. On était resté sur quelque chose d’assez classique en fait, avec en plus de ça un set up et un sound design qui n’étaient pas très maîtrisés. Donc il y a plein de trucs qu’on a abandonné de cet album là. Il ya d’autres choses qu’on a gardé. Comme par exemple le côté catchy, le côté format pas super court mais assez concis quand même pour avoir un truc efficace, un truc qui parle qui reste accessible aussi. On a gardé tout ça du premier album. On a poussé les potards vraiment sur le deuxième avec un son beaucoup plus en phase et cohérent aussi avec les thèmes et l’ambiance. Puis il y a aussi ce côté Grunge alternatif. On a voulu avoir un parti pris artistique qui était vraiment significatif en fait là où le premier album était plus timide à ce niveau là en fait.
Quentin : Aussi, je complèterais qu’il y a aussi, au delà du son, la manière dont on a travaillé qui a totalement changé. Il y a les gens avec qui on a travaillé. On est sorti de Grenoble.
UaMS : En effet, vous êtes venus dans ma belle région PACA !
Eva : Et oui ! (Rires)
UaMS : Vous avez enregistré au studio Art-Music, chez Sébastien Cahmi. Pourquoi êtes vous venus toquer à sa porte ? Parce qu’il y a plein de studios partout en fait.
Quentin : Là, pour le coup c’était Marianne. Elle était chanteuse au sein de NIGHTMARE, elle a eu contact avec Seb parce qu’elle avait un projet qui devait se faire avec je sais plus qui… mais qui n’était pas de NIGHTMARE. Et niveau créneau en fait ça s’est emboité. Une grande partie du changement aussi est lié au travail de Seb. Il y avait notre travail en amont qui a apporté des changements et après évidemment Seb a permis de nous ouvrir à plus de choses.
On a des morceaux qui se sont complètement révélés différemment une fois en studio par rapport à ce que nous on avait fait en pré-prod.
UaMS : Et du coup, il vous a laissé faire ce que vous vouliez ? Il vous a un petit peu titillé ou peut être bridé ?
Guillaume : Il ne nous a pas mis de muselière. Par contre, après il sait quand même aussi maitriser sa config, son set et des fois il nous orientait. Aussi, il nous dit « bah voilà si vous voulez faire ça en fait il faut changer telle chose ». En fait, il nous a pas du tout bridé. Au contraire, il a plutôt essayé de tirer le truc vers le haut en essayant de comprendre notre démarche. Après, il y a des fois aussi où on n’était pas forcément d’accord mais il n’y a pas eu d’accrochage en fait et ça c’est cool.
UaMS : Ok, il propose, il teste, ça vous plait ou ça vous plait pas…
Guillaume : Mais c’est ça qui est cool. C’est que, lui, il a mis cette patte en plus où il a vraiment essayer de tirer le truc, de pousser justement avec nous les potards un peu plus loin, de tester des manières de mixer que nous on n’avait pas pensé à ce moment là. Du coup, on a des morceaux qui se sont complètement révélés différemment une fois en studio par rapport à ce que nous on avait fait en pré-prod. En fait, Seb a apporté ce truc là en plus aussi, des trucs qu’on connaissait pas comme par exemple de la disto sur de la room, des trucs comme ça qui donnent vraiment du grain qui donne vraiment un truc en plus, du relief sur les morceaux. Donc ouais, c’est vraiment ce genre de trucs qu’il a amené.
UaMS : C’était une ouverture au niveau de la conception de la création.
Quentin : C’est lui qui poussait les potards tout seul comme un grand. Il a pas eu besoin de nous. Il a fait « Tiens, on va en rajouter y en a pas assez », « Wow! t’es sûr ? »
Guillaume : Il avait compris le délire qu’on voulait faire quoi et ça c’est cool.
UaMS : C’est un studio qu’on connait bien chez nous parce qu’il y a pas mal de groupes plutôt Metal qui sont passés par là bas comme AKIAVEL, ACOD… Mais il n’est pas que Metal et quand j’ai vu que vous y étiez passé, je me suis dit « wow, cool ».
Quentin : Justement, on est un des premiers groupes à signer dans ce sens. Il en avait un peu marre et voulait plus se diversifier, et on est un des premiers un peu différent. On sait qu’on est pas les derniers, il a pas mal d’autres projets un peu moins extrêmes.
UaMS : C’est ce qu’il faut peut être à un moment donné. S’ouvrir à un panel à un peu plus large.
Guillaume : Ouais, ça lui change d’air aussi. C’est ce qu’il nous disait, il a rien contre le Metal mais c’est vrai que produire toujours un peu les mêmes groupes ça finit un peu par tourner en rond. Lui il avait envie d’essayer d’autres choses, d’autres manières de travailler et de faire sonner les choses.
UaMS : Ce qui est normal, je pense, dans une carrière musicale ou artistique des fois tu veux tester autre chose.
Guillaume : C’est plutôt sain comme démarche. Tu trouveras plus de trucs et quand tu reviens vers du Metal t’as peut être un autre angle, une autre approche.
Quentin : Il s’est un peu régalé quoi, franchement je pense qu’il était… c’était un peu la musique qu’il écoutait quand il était plus jeune et tout, il arrêtait pas de parler de ça.
Style et influences musicales
UaMS : Parfait ! Tu anticipes un petit peu sur la question suivante parce que tu dis justement qu’il écoutait des trucs qui faisaient un rappel à sa jeunesse. Personnellement, dès que j’ai entendu le premier riff ça a été un retour dans les années 90. J’ai eu l’impression de me revoir les clips de MTV de l’époque. Même le clip que vous avez sorti a cette patte de graphique de l’époque. Vraiment la grosse claque nostalgique qui est revenue. Du coup, il y a une petite identité des années 90 dans votre musique sans tomber vraiment peut être dans la nostalgie quoi mais est-ce que c’est quelque chose vraiment que vous revendiquez ou c’est tout simplement des influences qui ont composé ce son comme ça au final ? Ou c’est Sébastien Cahmi qui finalement a posé ça ?
Guillaume : Là dessus on avait pas besoin de lui (Rires). En tout cas, on ne cache pas qu’on a des influences qui viennent vraiment des groupes des années 90 comme ALICE IN CHAINS ou les SMASHING PUMPKINS par exemple.
UaMS : Ah voilà ! Je pensais exactement à ces groupes quand j’ai écouté votre album. Soundgarden, Smashing Pumpkins, c’est des groupes que j’écoutais à l’époque et votre musique m’a fait immédiatement penser à eux.
Guillaume : Nous, c’est vraiment ça. Après on s’en revendique pas dans le sens où on essaye pas de faire un revival de ces années là. Comme je compose, il y a un truc vachement influencé à ce niveau là pour moi. Ce sont des groupes que j’écoutais tout le temps donc ça reviendra toujours un petit peu mais l’idée c’est plutôt de moderniser, d’en faire quelque chose de nouveau et d’être créatif avec ce genre de vocabulaire là en fait. Encore une fois, le but n’est pas de faire des parodies, des revivals des années 90. C’est plutôt de partir des années 90 et puis d’essayer de continuer un peu le travail de ces groupes.
Les trucs que t’as écoutés à 15 ans, ils te quitteront jamais. Et fait, ce sont des trucs qui t’ont marqué, qui sont tes modèles où tu t’identifies, où ce sont les premières fois où t’as remarqué qu’un truc musical te branchait vraiment. Et ça oriente tout ce que tu vas écouter derrière finalement.
UaMS : En modernisant ?
Guillaume : En poussant plus loin, en mélangeant des choses un peu nouvelles aussi sur cet album. Il y a des trucs qui ne viennent pas du tout du Grunge pour le coup mais qui viennent plutôt de la minimal Pop, qui viennent même des fois de la Soul des trucs comme ça. Y a un truc assez éclectique par exemple avec le chant qui est très bluesy. Ça c’est des trucs qui enrichissent un peu le projet et qui le rendent moins prévisible que si on avait vraiment voulu copier.
UaMS : C’est vrai qu’il y a des sonorités qui y font immédiatement penser, mais comme tu le dis ce n’est pas un copié-collé. Vous puisez un peu à droite à gauche.
Quentin : En fait, globalement on a tous aussi grandi là dedans. C’est un peu tous les styles de musique qu’on adore écouter et on s’est juste mis d’accord sur ça on n’aime faire, on part de là et après on laisse le reste. Au niveau des chœurs, on fait pas des chœurs à la Alice in Chains. C’est Eva qui trouve des lignes et on fait « oh putain ça nous fait penser à… »
Eva : (Rires)
Quentin : C’est plus dans ce sens là. En tout cas, on ne se bride pas à se dire « faut penser années 90 ». Ça vient naturellement.
Guillaume : Puis, moi je pense que quand t’écoutes de la zik qui t’as marqué adolescent en fait ça te quitte jamais.
UaMS : Une fois dans un reportage, je lisais qu’en fait la musique qu’on écoute à l’adolescence c’est celle qui nous marque le plus pour le restant de notre vie.
Guillaume : Les trucs que t’as écoutés à 15 ans, ils te quitteront jamais. Et fait, ce sont des trucs qui t’ont marqué, qui sont tes modèles où tu t’identifies, où ce sont les premières fois où t’as remarqué qu’un truc musical te branchait vraiment. Et ça oriente tout ce que tu vas écouter derrière finalement. Du coup, c’est pas étonnant d’y revenir… Je vais pas te mentir, j’écoute pas autant Alice in Chains qu’avant mais ça m’arrive quand même régulièrement de ressortir un morceau par nostalgie.
UaMS : J’avoue ça m’arrive des fois sur Spotify. T’écoutes un truc puis d’un coup il te ressort un vieux morceau et là c’est reparti !
Eva : Avec Deftones aussi, oh la la !
Guillaume : Deftones aussi ça a été une grosse influence. Et ça l’est encore aussi d’ailleurs. Peut être pas de manière aussi généraliste comme Alice in Chains ou Smashing Pumpkins, où là vraiment on retrouve beaucoup de choses, mais ouais Deftones le style de riffing, le style d’ambiance… Ce côté un peu éthéré aussi dans la musique, ça on aime bien.
UaMS : En effet, on le retrouve chez Faith in Agony.
Guillaume : On essaye de le réintégrer dans la musique de Faith ce truc là qui nous paraît bien. C’est pour ça qu’on retrouve ce contraste d’un peu de violence et de fragilité.
UaMS : Ce que j’aime dans la musique, c’est quand tu es touché émotionnellement. Et c’est vrai que dans la votre on trouve cela. Bon, il y a le côté nostalgique qui joue sur l’émotion, mais c’est plus psychologique on va dire.
Eva : (Rires)
UaMS : Mais c’est vrai qu’on retrouve ce côté où tu as ce contraste des fois un peu doux et un peu rageur. Ce côté musique années 90 rappelle peut-être une certaine jeunesse. La jeunesse étant souvent la période où l’on est un peu plus en conflit entre guillemet.
Guillaume : Ouais, teenage un peu !

Madie : toute une voix !
UaMS : Il y a des morceaux où juste le riff est accrocheur et puis des fois la voix de Madie qui est plus douce. C’est dommage qu’elle soit pas là parce que j’avais des questions au sujet de sa voix justement…
Eva : Après, tu peux toujours nous demander. (Rires)
Quentin : Oui, on peut peut-être y répondre. Ça fait 10 ans qu’on se connait. Il y a peut être des trucs qu’on saura. (Rires)
UaMS : Il y a beaucoup de gens qui parlent de sa voix. Quand on écoute un groupe, il y a la musique puis il y a toujours le frontman ou la frontwoman. Et c’est vrai que la voix de Madie est impressionnante. Quand j’ai découvert l’album, j’ai juste écouté l’album sans voir vos visages. Après écoute, lorsque je vous ai vus et quand j’ai vu le petit gabarit de Madie je me suis dis « mais d’où elle sort ça ??? »
(Rire général)
Guillaume : Ah, elle envoie des bûches hein ! Elle était bûcheronne dans une autre vie je crois. (Rire général)
UaMS : C’est impressionnant ! Comme je disais plus haut, j’ai écouté le deuxième album et après j’ai écouté le premier, et même dans sa voix il y a une évolution. Je l’ai également connue dans NIGHTMARE mais même dans NIGHTMARE ça sonnait différemment. Après, je pense que le groupe étant ancien, cela devait être codifié et elle a dû peut être suivre des « règles ».
Quentin : Ouais, elle n’a pas pu s’exprimer, elle nous le disait.
UaMS : Ok, cela confirme ce que je pensais.
Guillaume : Ça l’a oppressé dans NIGHTMARE. Justement, le fait qu’il y ait une différence entre Drowned & Exalted et Insight en fait, c’est qu’elle a eu d’autres expériences avec d’autres groupes plus avancés en termes de développement. Cela a contribué aussi à son chant parce qu’elle s’est mise dans d’autres situations. Elle a bossé à d’autres niveaux avec d’autres manières, et la différence elle vient aussi de là.
Quentin : Et elle a pris des cours aussi.
UaMS : Elle a pris des cours ?
Quentin : En fait Marianne, jusqu’à Drowned & Exalted c’est du homemade !
UaMS : Parfait ! Tu réponds justement à une des questions que je souhaitais lui poser.
Guillaume : Elle est très autodidacte.
Quentin : Et fait, ça fait 3 ou 4 ans qu’elle s’intéresse beaucoup plus à l’appareil vocal, qu’on la voit s’échauffer, qu’elle teste des trucs etc… etc… et forcément ça se ressent dans la musique. Même au niveau studio, y a des trucs qu’elle sort maintenant.
Guillaume : Elle s’ouvre plus à d’autres techniques, à d’autres manières de chanter, mais c’est pour cela que le fait d’avoir eu d’autres expériences avec d’autres groupes ça a vraiment contribué aussi au chant à ce niveau là.
UaMS : Comme toujours, tu découvres d’autres univers, tu t’ouvres et après tu affines tout doucement.
Quentin : C’est son surnom que j’aime. Enfin, c’est pas son vrai surnom mais un truc qu’on aimait bien dire. C’était soit « Skip » parce que petite mais puissante ou « Orange Cube », je sais pas si t’as la réf mais ce sont des petits amplis de con qui crachent je sais pas combien de watt.
UaMS : Ah, oui c’est bon ! Je vois, effectivement !
Quentin : C’est les deux petits surnoms voilà quoi, mais ça n’a jamais été son surnom officiel.
UaMS : C’est juste entre vous officieusement ?
Eva : Oui c’est ça !
UaMS : Quand j’avais chroniqué votre dernier album, j’avais écris au sujet de sa voix : « imaginez un croisement improbable entre Amy Winehouse, Linda Perry des 4 NON BLONDES et une puissance façon Tina Turner. Oui, rien de Metal là-dedans, et pourtant… ça colle parfaitement à l’univers du groupe. Une voix caméléon, tendre ou incendiaire, fragile ou impérieuse, qui te plaque au sol et ne t’autorise plus à en décoller.«
Guillaume : Oui c’est vraiment ce côté Soul en fait dans sa voix et puis la puissance. Ça, elle l’a choppé avec NIGHTMARE justement. Avant, c’était pas qu’elle était timide mais elle poussait moins.
UaMS : Elle osait pas peut être ?
Guillaume : Tout ce qui était scream, le fry, tout ça elle utilisait vraiment moins ça avant. Le fait de chanter dans NIGHTMARE, ça l’a poussé à aller chercher ce genre de voix là. Elle s’est découvert qu’elle en était capable en fait. Du coup, sur Faith forcément on l’entend aussi car elle l’a réutilisé.
UaMS : Ok, c’était donc la petite parenthèse « Madie ». Vous lui passerez le bonjour et force à elle.
Quentin : Ça va lui faire plaisir. J’espère! (Rires) T’imagines : « putain, la prochaine fois que vous dites une connerie pareil ! » (Rire général)
UaMS : « Orange cube » ! (Rires)
Guillaume : « Putain ! Il a parlé de cet ampli de merde. » (Rire général)

Ressentis suite à la sortie de l’album
UaMS : On va parler un petit peu plus d’Insight maintenant. Cela fait 9 mois exactement qu’il est sorti. C’est un beau bébé.
Guillaume : Ouais, un beau bébé qui est sorti.
Quentin : Il commence à faire ses premières dents d’ailleurs.
Guillaume : On le sort encore en poussette ! (Rire général)
UaMS : Du coup, neuf mois après la sortie, quel regard portez-vous maintenant sur l’album avec le recul ?
Guillaume : En vrai, ça n’a pas tant changé que ça. Après, je pense, c’est assez personnel pour le coup comme traitement, mais moi j’écoute pas l’album en fait. On l’a tellement écouté pour travailler le mix, l’enregistrer, le composer etc. Je l’ai réécouté un petit peu six ou sept mois plus tard et en vrai je le kiffe toujours en fait cet album. C’est trop cool, ça sonne, la prod est vraiment bien et ça n’a pas mal vieilli. Je n’ai pas ce sentiment de me dire « on aurait pu faire ça vraiment différemment ». Il y a toujours des trucs comme ça, un petit peu qui reviennent où tu te dis bon sur ce morceau là peut être l’arranger autrement.
UaMS : Tu entames sur ma question suivante justement. Si aujourd’hui tu pouvais revenir à l’époque du studio, est-ce qu’il y a des petits trucs que vous auriez changés ?
Guillaume : Bien sûr, ouais ! Il y a des petits trucs au niveau du son. Des fois, ce sont des manières de jouer aussi ou des parties sur certains morceaux qu’on a pas forcément réutilisé. Par exemple, l’intro de « Pandora », je me disais à chaque fois « c’est con, on l’a mis qu’une fois alors qu’elle marche trop bien« . Ce sont des petits trucs comme ça, mais ça change pas vraiment la nature en fait du morceau. C’est plus des choses où je me dis que ce sont des leçons à retenir pour la prochaine galette qu’on fera en se disant « voilà on réutilise ça ». Comme un modèle quoi !
Quentin : Nous, les musiciens, on est un peu des éternels insatisfaits, donc …
UaMS : Ouais, c’est un peu chez pas mal d’artistes ?
Quentin : C’est les artistes, voilà ! Les musiciens, ce sont de vrais artistes. Du coup, t’as toujours une remise en question permanente. Sur ton jeu, sur ton « j’aurais pu faire mieux » etc.
Guillaume : Ce n’est pas toujours le cas mais c’est sain de le faire. Y en a qui ne le font pas vraiment.
Quentin : En moyenne, je trouve que c’est quelque chose qui revient souvent. En tout cas, nous, on le fait. A l’inverse, je l’écoute très souvent notre album. Je suis un peu autiste sur les écoutes. Moi, les albums, je les ponce mais vraiment c’est terrible ! Quand je réécoute je repense à toute l’aventure qu’il y a aussi autour parce que ça a été un sacré boulot. L’avant, l’après… Entre Drowned & Exalted et Insight, c’est parce qu’il y a beaucoup de choses qu’on a changé et je repense aussi à tout ce parcours là aussi quand je l’écoute. Une super aventure et ça c’est cool !
Eva : Moi, j’ai beaucoup de fierté à le réécouter et à me dire franchement on a bien bossé. Je suis vraiment trop contente de pouvoir justement le réécouter en me disant… Enfin, pareil, moi j’ai besoin de bien 6 mois de jachère complète à ne pas l’écouter du tout. Du coup, maintenant, j’y retourne avec plaisir. Cela n’arrive pas souvent mais des fois je me dis « ah, tiens c’est vrai mais c’est nous en fait« .
Quentin : Récemment, après une journée fatigante, j’ai re failli pleurer parce que j’ai beaucoup pleuré sur cet album individuellement. Et j’ai re failli pleurer neuf mois après alors que je l’ai joué en concert. Tu te dis « putain, mais c’est fou quand même ». Donc ouais trop cool. Et puis après neuf mois plus tard, on voit aussi que cet album y a un avant et un après pour le groupe aussi. Dans l’histoire du projet, sur le nombre de dates qu’on fait, sur le nombre de followers, tout ce que ça a engendré. Il y a vraiment un avant et un après.
Eva : Ouais c’est cool.
UaMS : Est-ce qu’il y a un morceau qui a pris une nouvelle dimension sur scène du coup ?
Eva : Moi, je pense à « Pandora« .
Guillaume : Ouais pareil. « Pandora » c’est un morceau où quand on l’a enregistré moi je le kiffais; je l’ai toujours kiffé ce morceau.
Eva : Moi non (Rires).
Guillaume : C’était pas unanime dans le groupe. C’est pas qu’on l’aimait pas mais… en fait ce morceau je l’ai toujours pensé comme un super opener de concert avec son intro et en fait ça s’est vraiment révélé en live pour le coup ce morceau. Il marche super bien, ça met tout de suite dans la sauce. « Nasty Mary » aussi par exemple s’est révélé à la fois en studio et aussi en live. C’est un morceau qui marche super bien, qui est très rentre dedans, qui est très parlant, très accessible aussi.
Quentin : Moi c’est pas celui-là.
UaMS : Tu en as un autre ?
Quentin : Moi personnellement… (se fait couper par Guillaume).
Guillaume : « Nothing Else Matters » ! (Rires)
Quentin : « Nothing Else Matters » exactement de Metallica. Globalement, je suis d’accord avec « Pandora » et « Nasty Mary » mais moi ce n’est pas forcément ce qui se révèle. Moi c’est plus en terme de quand on joue et quand on est dans le truc. Celui qui me fait le plus dresser les poils c’est « Electric Waves partie 2« . A chaque fois qu’on démarre celle-là en live je suis en mode « oh mais la giga branlée qu’on est en train de mettre« . Je suis en mode « wouah le riff dans ta gueule« . Il a ce truc et il y a aussi sa position. Quand il est à la fin du set, qu’on arrive sur la période des 45 minutes et là tu termines avec ce giga riff, chaque fois ça me redresse les poils en l’air.
UaMS : C’est vraiment personnel pour chacun d’entre vous.
Guillaume : Oui mais tu vois même là ça se révèle aussi parce que ce morceau « Electric Waves » se révèle en tant que final en fait. C’est vraiment le final de l’album et c’est aussi le final en live.
UaMS : Ok, vous finissez le concert, vous finissez l’album : les deux se finissent au même moment.
Guillaume : C’était un peu le but de toute façon avec ce morceaux en deux parties qui vraiment représente un gros morceau, autant au niveau thématique qu’au niveau de l’instru. Mais aussi de sa place dans l’album car il représente 10 minutes de musique sur un total de 44 minutes environ. Il y a un quart de l’album qui lui est dédié en fait !
UaMS : C’est un gros morceau, façon de dire !
Guillaume : C’est un morceau qui se veut très narratif. Contrairement aux autres, comme je le disais tout à l’heure, t’as des morceaux qui se veulent plus catchy, plus rentre dedans et qui sont vraiment là pour tabasser. Lui c’est vraiment un morceau qui se raconte, qui s’écoute doucement.
UaMS : Il est plus dans le contemplatif. On se laisse porter.
Guillaume : Oui c’est ça. Nous, on aime bien le penser comme un morceau pour lequel t’as jamais envie qu’il s’arrête.
UaMS : Comme un bon livre que tu es en train de le lire et t’as pas envie de savoir la fin. T’as juste envie que ça continue encore et encore.
Quentin : Du coup je pense que pour toutes ces choses là, en concert en tout cas, c’est toujours le moment d’apothéose pour moi. Et puis en plus il est trop stylé à la batterie. Il est vraiment fun à jouer. Je me régale ! C’est un peu le moment lâcher de chevaux. Le moment plaisir où on ne réfléchit plus trop. Là, c’est moi personnellement en live là ! Car cet album à défendre il est très concentré. Il y a moins de folie sur la version studio car de mon côté je suis beaucoup plus focus. « Electric Waves » c’est un peu le moment où ça marche quoi qu’il se passe donc on balance tout. Et c’est souvent là où je rajoute des trucs et ça fait « Wohhh ! ». (Rire général) Alors que le reste du temps c’est très droit quoi.
UaMS : Vu qu’on parle un petit peu de scène, on parle forcément du public. Côté public justement y a eu un financement participatif. Comment vous l’avez ressenti ce financement ? Ça fait plaisir d’être soutenu ?
Eva : Oui complètement. Oui oui carrément !
Guillaume : En fait c’est trop cool parce que nous on a eu beaucoup beaucoup de stress parce que c’est le deuxième financement participatif qu’on fait. Le premier on avait déjà eu un peu les boules parce qu’on sortait de nulle part et on n’avait pas demandé des sommes incroyables non plus. Mais ça représentait quand même une certaine dose de stress, parce que l’enjeu c’était on va enregistrer l’album, ou pas, si on a pas ce qu’il faut. Cette fois, c’était un peu différent. C’était plutôt pour financer tout l’après album. L’album on a voulu le financer nous-même pour être tranquille, pour vraiment pouvoir faire le truc. Et après, par contre, il fallait gérer tout ce qui était merchandising.
UaMS : Tout le « à côté » en gros ?
Guillaume : C’est ça. On s’est dit de voir si ça pouvait passer par un financement participatif pour pouvoir le partager le plus possible et puis le faire dans des bonnes conditions surtout. On a eu un peu les boules parce qu’on n’a pas réussi à le communiquer aussi bien qu’on aurait voulu. Finalement ça s’est quand même bien passé. On a été jusqu’au bout, on a eu le 100%, et ça c’est trop cool parce qu’on se rend compte qu’on a une communauté super présente.
Eva : Ouais de ouf !
Guillaume : Une communauté qui nous soutient à mort et pas que par rapport au crowdfunding. On le voit aussi en live. De plus en plus, on recroise beaucoup les mêmes têtes, des gens qui nous soutiennent tout le temps, qui viennent nous voir au merch. Ça c’est vraiment cool. Ça fait vraiment plaisir de se dire aussi on bosse et en fait on a un retour qui est humain.
Quentin : Ça rejoint aussi le avant après. Les tshirts à notre nom on en voit de plus en plus dans les fosses.
Guillaume : Ça donne envie de continuer.
UaMS : C’est le leitmotiv pour le après. Il faut continuer c’est ça !
Eva : Exactement.
Votre vision de la scène
UaMS : On va parler plus de la scène maintenant. Aujourd’hui vous jouez du coup sur la scène du Volcanic Fest. Qu’est-ce qui vous plaît à venir jouer dans de petits festivals ? Ou peut-être vous préférez les petites salles, je sais pas ? Quelle est votre position ?
Guillaume : Alors, c’est pas que j’aime pas les grandes scènes, parce qu’on en a pas fait non plus des masses on ne va pas se mentir, mais en fait j’aime bien les deux mais pas pour les mêmes raisons. J’aime bien les petites scènes parce que je trouve que c’est plus convivial. Il y a plus de proximité avec le public. C’est pas que c’est moins de pression mais voilà y a ce truc un petit peu aussi un peu fun qui va se mettre en place. Les grandes scènes souvent c’est plus rigide au niveau de l’orga. Il y a un peu plus de pression. C’est cool aussi c’est une autre expérience qui est impressionnante. Là ce soir au Volcanic la scène elle est énorme, la salle est gigantesque, donc c’est trop cool aussi. Moi j’aime bien les deux honnêtement. Après c’est aussi des phases des fois en fonction de ce qu’on fait. Des fois c’est cool d’alterner aussi.
Eva : Moi c’est le… Comment dire ? Le plaisir de jouer dans des orgas avec justement des grosses scènes comme ça où tu sens que c’est super carré. Tout le monde est super pro, y a rien qui dépasse. Tu sens que t’es portée par ça et que tu te dis « ok, ça peut être un métier » (Rires) … mais genre vraiment tu vois ! Tu te dis bah ok, c’est pro et c’est cool. Moi c’est sur les ces conditions là et aussi le fait d’avoir un grand espace pour pouvoir faire n’importe quoi c’est super.
UaMS : Bouger, sauter ?
Eva (sourire dans la voix) : Exactement, ça c’est super. Avec les plus petites scènes des fois en terme technique c’est plus compliqué. Ça nous arrive des fois de se dire ok ce soir ça va être technique sur la technique (Rire général). Mais par contre, effectivement, c’est souvent sur ces scènes où on fait un peu plus n’importe quoi, où tu sens qu’il y a un truc, tu peux sortir une vanne qui est pétée.
UaMS : C’est un peu plus freestyle ?
Eva : Exactement ! C’est hyper plaisant aussi parce qu’on prend du kiff sur scène dans tous les cas. On commence à faire des coups de poings dans l’air sur des breakdowns, on commence à sauter partout, et puis après du coup c’est des trucs par contre qui alimentent le show qu’on va faire sur les grosses scènes.
UaMS : Ici, du coup, le Volcanic réunit un public déjà de passionnés mais aussi peut être de curieux. Selon vous, le morceau idéal pour convaincre quelqu’un qui découvrirait FAITH IN AGONY aujourd’hui ce serait lequel ?
Guillaume : Je dirais « These lines » car c’est le plus accessible de l’album. (Eva acquiesce)
Quentin : Pour moi c’est le plus représentatif. Même si il y en aurait d’autres, globalement, je trouve avec ce morceau là tu peux te dire ok ils vont aller dans cette direction dans l’album, je pense.
Eva : Il passe par un peu de tout.
Guillaume : Après c’est difficile en fait. L’album est est assez varié mine de rien. On retrouve pas mal de trucs de Punk, des trucs d’Alternatif, de Grunge, même des phases un peu plus Metal car je pense à « Electric Waves« , plus proche du Metal que du Grunge. C’est un morceau qui est assez progressif aussi. Et c’est le seul, tu vois ? Avec « These lines », il y a des codes esthétiques qu’on va retrouver dans d’autres morceaux en fait au niveau du son, ce genre de tempo, au niveau du côté pachydermique aussi dans le son. Tu sens vraiment la grosse patate, les gros appuis, mais voilà ça reste quand même un peu difficile je trouve de prendre juste un morceau pour dire que c’est représentatif de l’album parce que l’album est assez varié.
Quentin : Il s’est bien mieux exprimé que moi mais c’est ce que je voulais dire (Rire général). D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle on l’a choisi en clip aussi. Clip qui est sorti avant l’album. Du coup, ça va on est dans la même continuité pour le moment on garde le cap.
Guillaume : Et oui c’est vrai ! C’était le premier single.
UaMS : Neuf mois que l’album est sorti, c’est quoi la suite ? Vous continuez la promotion de l’album au maximum ? Vous le poncez jusqu’à s’en faire vomir ? (Rires)
Guillaume : Y a déjà des nouveaux trucs un petit peu là. L’album ça va faire un an qu’il est sorti. Donc nous on a déjà commencé à travailler sur un nouvel E.P car on pense partir sur un E.P.
UaMS : Un E.P d’abord ?
Quentin : Il en dit trop, il en dit trop ! (Rires)
UaMS : Il tease, il tease !
Guillaume : Ah ! C’est un groupe de musique mais ils n’écrivent pas de musique. C’est bizarre ? (Rires) En fait, oui, on bosse déjà sur des nouvelles choses. On a aussi un nouveau truc, ça j’en dis pas plus parce que ça pour le coup c’est vraiment une surprise. Un set particulier : on va retravailler les morceaux dans une esthétique complètement différente. Je donnerais juste un indice : Tiny Desk si ça parle et la suite ce sera pour…
Quentin : Ça me va !
UaMS : Alors à suivre, on n’en dit pas plus.
Guillaume : Mais ça va être banger en tout cas je vous conseille de rester connecté. Stay connected people, ça va être trop cool.
UaMS : On arrive sur la fin de l’interview. J’avais une petite question décalée pour finir. Si vous deviez convaincre quelqu’un de venir voir Faith In Agony, en seulement 5 mots maximum, vous diriez quoi ?
Guillaume : 5 mots, attends…euh..
Quentin : 5 mots maximum ?
UaMS : Tu peux en dire moins aussi, si tu veux.
Guillaume : Viens ou je te tape ! (Rire général)
Eva : Ah, je te jure ! Ah mais c’est dur !
Guillaume : Viens ou je te frappe !
UaMS : Au choix (Rires)
Guillaume : Au choix, la galette sera la même (Rire général).
Eva : Moi je dirais : énergie, grosse patate euh attends… grosse patate dans ta gueule ! (Rire général) Non, mais voilà quoi ! Venez parce qu’on bouge partout et qu’on fait n’importe quoi et on essaye de jouer bien, les gens sont contents.
Guillaume : On a dit 5 mots pas 12 (Rire général).
UaMS : Et toi, Quentin, du coup tu dirais quoi ?
Quentin : Euh… t’es pas prêt !
Guillaume : Ouais, c’est menaçant.
Quentin : Moi c’est un peu le côté en mode… « T’es pas prêt » dans le sens où « Ah ouais tu fais de la musique ? T’es musicien ?« … « Ok, viens t’es pas prêt ».
Guillaume : Philosophiquement parlant, spinoziste faut vouloir ce qui arrive, donc venez à un concert de Faith In Agony.
UaMS : Et venez voir par vous-même !
Guillaume : Voilà !
Eva : Oh yeah !!!
Quentin : Venez voir par vous même !
Guillaume : C’est magnifique !
UaMS : C’était donc le mot de la fin : « Venez par vous-mêmes ». Encore merci pour le temp accordé? Surtout continuez et n’arrêtez jamais de jouer.
Eva : Merci à toi
Guillaume : Merci à toi trop cool.
