JOSTLE – « White Noise »
Le Rock marseillais revient faire trembler les amplis
Après plus de vingt ans de scène et plusieurs sorties remarquées, le power trio marseillais JOSTLE revient avec White noise, un album qui oscille entre Pop-Rock mélodique et riffs abrasifs hérités du Grunge et du Punk. Un disque pensé pour le live et taillé pour les amateurs de Rock sans artifices.
White Noise : neuf titres pour ce 6eme album
Formé en 2004 à Marseille, JOSTLE défend depuis ses débuts un Rock direct et efficace. Leur force a toujours été dans l’énergie, la sincérité et ce goût évident pour les riffs qui claquent. Avec White Noise, le trio poursuit cette ligne avec un album qui respire la maturité et l’expérience accumulée au fil des années.
Mixé au Studio Rec2Live avec François Letiec, White Noise explore un équilibre assumé entre deux facettes. D’un côté, des titres plus lumineux et mélodiques, presque Pop-Rock, incarnés par la partie « White ». De l’autre, des morceaux plus rugueux et incisifs, plus proches de l’urgence Grunge ou Punk, regroupés sous la bannière « Noise ».
Le résultat : neuf morceaux qui s’écoutent comme ils se jouent avec le volume bien poussé.
Les premiers singles sortis « Burning ember » et « White noise » ont donné déjà un bon aperçu de cette dualité sonore : entre mélodies efficaces et décharges électriques. Les autres morceaux que l’on découvre à l’écoute sont tout aussi travaillés au niveau de cette dualité. « Yesterday » dévoile cette facette plus mélodique du groupe, un registre qui colle parfaitement avec le titre du morceau. À l’inverse, « Brilliant eyes » avance sous tension permanente : entraînant, porté par des chœurs accrocheurs sur les refrains, le titre s’achève sur un solo de guitare qui vient littéralement faire exploser le morceau dans une belle montée finale. On retiendra également le refrain en français sur « White noise ». Une idée qui pourrait surprendre au premier abord, mais qui se fond finalement très bien dans l’ensemble du titre chanté en anglais, apportant au passage une petite singularité qui marque les esprits.
Aussi, dès les premières écoutes, l’ADN du groupe saute aux oreilles. Les guitares se font tour à tour accrocheuses ou abrasives. La section rythmique, assurée par Phil aka Oneshot (basse) et Tristan (batterie), reste solide et le chant d’Anthony (dont la voix nous fait parfois penser à celle de Peter Garrett de Midnight Oil) vient lier l’ensemble avec une énergie très live. L’ombre des grandes influences plane forcément au-dessus de l’album. L’efficacité Rock de Foo Fighters, les textures alternatives de The Smashing Pumpkins ou encore l’intensité moderne de Biffy Clyro. Mais loin de la simple imitation, JOSTLE s’approprie ces héritages pour livrer un disque cohérent et personnel.
Une nouvelle étape
Avec White Noise, JOSTLE ajoute une nouvelle étape dans son parcours. Plus de vingt ans après ses débuts, le groupe continue d’avancer avec la même envie de jouer, composer et défendre un Rock sincère.
Sans chercher à suivre les tendances, le trio marseillais signe ici un album brut, énergique et honnête, qui rappelle que parfois, trois musiciens, quelques bons riffs et beaucoup de passion suffisent largement. Et à l’écoute de ces neuf titres, une chose semble évidente : White Noise est fait pour résonner sur scène !

