UNLEASH – « Unleash »
Il y a des groupes qui prennent le temps de chercher leur identité. Et puis il y a ceux qui arrivent avec une vision claire et un son déjà bien ancré. UNLEASH fait partie de la deuxième catégorie. Formé courant 2023 à Montpellier, le quatuor puise dans l’héritage de la scène alternative des années 90/2000 pour forger un Metal Alternatif à la croisée du Hardcore, du Stoner et du Sludge.
Des bases solides et une expérience déjà bien ancrée
Même si le projet est récent, UNLEASH n’est pas un coup d’essai. Les quatre membres ont déjà accumulé pas mal d’expérience avec leurs formations précédentes, partageant l’affiche avec des pointures comme Dagoba, Burning Heads, Black Bomb A, The Misfits et même Marduk. Autant dire que la scène, ils connaissent.
Fin 2024, le groupe sort son premier E.P 4 titres, enregistré et mixé par Olivier Teisseire (MUDWEIDER, VERDUN…) et masterisé par Bruno Varea d’Upload Studio, connu pour son travail avec Lenny Kravitz, DAGOBA ou encore BLUT AUS NORD. Autant dire que le son ne pouvait pas être léger. Résultat : un son massif sans vernis inutile. Ça respire, ça cogne, ça vit.
Ensuite, en 2025, UNLEASH passe à la vitesse supérieure avec plus d’une dizaine de concerts dès la première année. La dynamique est lancée, des dates sont annoncées pour 2026, et le groupe travaille actuellement sur un premier album. Clairement, cet E.P n’est qu’un point de départ : une carte de visite.
Un EP court, lourd et viscéral
Ce premier effort éponyme est un concentré de puissance en quatre titres. Disponible sur Bandcamp et les plateformes, il s’écoute d’une traite… et donne envie d’y revenir.
Dès l’ouverture avec « Behind the walls« , le ton est donné. Riffs épais, guitare râpeuse, section rythmique compacte et une production qui met tout le monde à sa place. On sent la patte d’Olivier Teisseire et de Bruno Varea derrière les manettes : ce grain lourd qui semble être devenu une sorte de signature officieuse made in Montpellier.
Marco envoie des guitares abrasives, pendant que Fabrice impose une voix écorchée, habitée, avec un léger effet qui accentue encore ce côté viscéral, presque à vif. La section rythmique, avec Mhan à la basse et Carlo à la batterie, est solide du début à la fin. Précise, compacte, jamais démonstrative mais toujours au service des morceaux. Globalement, la production ressort homogène. Chaque instrument trouvant sa place dans un mix équilibré, massif mais lisible. On imagine très bien le groupe faire trembler les murs d’un bar de bikers ambiance Sons of Anarchy, quelque part entre CORROSION OF CONFORMITY et CROWBAR.
« Forge of consent » est sans doute le morceau le plus intense. Un titre coup de poing, frontal, qui évoque par moments la hargne d’un SLAYER période « Disciple« . Certaines intonations rappellent même le phrasé tranchant de Tom Araya. C’est brut, direct, efficace.
Les trois premiers morceaux frappent par leur lourdeur compacte. Puis, « Into the cells« , le titre le plus long presque planant par moments, vient conclure l’E.P en apportant une certaine respiration. Le chant s’y fait légèrement plus clair sans jamais perdre cette rugosité qui fait l’identité du groupe.
Un groupe à voir en live
Avec ce premier E.P, UNLEASH pose des bases solides et un vrai potentiel scénique. Les dates commencent à s’enchaîner et, au vu de l’énergie qui s’en dégage, on imagine sans mal ce que ça peut donner sur scène. Aussi, on va clairement garder un œil sur leur agenda… et faire en sorte de caler une date pour vivre ça en version live. Si ce premier E.P est un avant-goût, le premier album en préparation pourrait bien confirmer qu’UNLEASH est l’un des groupes alternatifs du Sud à garder dans le radar.


