[Interview] SOCIAL PROPHECY : de la genèse à la release party de « Tourments »
À l’occasion de la release party de Tourments, organisée le 29 mai 2026, nous avons rencontré les membres de Social Prophecy quelques heures avant leur montée sur scène. Entre bilan de leur premier album, professionnalisation du projet, signature chez M&O Music et ambitions pour l’avenir, le quintet se livre sur son parcours et les prochaines étapes de son ascension.
Les débuts du groupe
Under a Metal Sun : SOCIAL PROPHECY existe depuis quelques années. Comment le groupe s’est formé à la base ? Est-ce-que c’était un groupe de copains ?
Max (chant) : Non, pas vraiment un groupe de copains. C’était plus autour de la musique qu’on s’est rencontré en voulant faire un projet. Le groupe ça était plusieurs versions au début avant 2022 jusqu’à la version définitive fin 2023. Avec Mathis (guitare), on se connaissait depuis le lycée avant le groupe. Et Mathias est arrivé plus tard en dernier en 2023.
UaMS : Constitution du groupe entre 2022 et 2023. On peut donc dire que SOCIAL PROPHECY est un groupe « jeune » ?
Max : Ouais.
Mathis : Oui, sauf Olivier (Rires collectifs – Ndlr : Olivier est le plus âgé du groupe).
L’univers musical de SOCIAL PROPHECY
UaMS : Votre musique mélange Metal alternatif, Metalcore, ambiances modernes et passages plus émotionnels. Comment définiriez-vous votre son ?
Mathis : On aime bien dire Metal Moderne / Alternatif. C’est pas vraiment du Metalcore, c’est pas vraiment du Metal Alternatif, c’est pas vraiment du Metal Alternatif, c’est pas vraiment du Metal moderne.
Olivier (guitare) : En fait, on ne s’est pas dit on va faire tel style quand on fait un morceau. On ne sait pas dit là on va faire un groupe de Metalcore ou là on va faire un groupe de Metal prog… On fait ce qu’on aime et après l’étiquette elle viendra quand on aura fait l’album.
Mathis : On fait la musique qu’on aime. Si t’écoutes les deux premiers E.P ça n’a pas rien à voir. C’est différent et ça se trouve ce qu’on fera après ça sera encore différent. Tant que nous on aime ce qu’on fait.
UaMS : L’essentiel c’est de vous faire plaisir ?
Mathis : Ouais, mais après il y a quand même un style prédominant qui est plus proche du Metalcore et du Metal Alternatif mais ce n’est pas une volonté de faire du Metalcore ou du Metal Alternatif. C’est juste la musique qu’on aime et c’est ce qui ressort.
Max : C’est aussi les inspirations qu’on a des différents groupes qu’on écoute. Comme on écoute tous beaucoup de choses, souvent ça peut évoluer et forcément d’un morceau à l’autre on écoute pas la même chose, donc on est pas influencé par les mêmes choses ni les mêmes styles d’ailleurs.
UaMS : Quelle a été votre porte d’entrée pour chacun dans le Metal ? Y a-t-il des groupes en commun dans vos influences ?
Max : Il y a un peu plein de trucs en vrai mais y a mon grand-père qui écoutait beaucoup du Rock. J’ai donc commencé par ça. Et après y a le clip « Psychosocial » de SLIPKNOT. J’arrivais pas à aimer car je n’avais pas les codes mais j’avais un truc qui me faisait y revenir. J’avais une attirance un peu malsaine on va dire presque. De dire j’aime pas du tout mais « encore ! ».
Mathis : Moi, c’est le premier film Iron Man avec le morceau « Iron Man » dedans de BLACK SABBATH. C’était en 2008, j’avais 7 ans. A partir de là, j’ai écouté en boucle sur Youtube, ça puis AC/DC, et puis les playlists Youtube… qui sont faites d’une façon où au final je me suis retrouvé à écouter du CANNIBAL CORPSE (Rires). Mais j’ai kiffé et puis voilà.
William (batteur) : Moi, ça a été des suggestions sur Youtube. Je suis tombé sur le clip de SLIPKNOT « Before I forget » et j’ai accroché direct. Puis j’ai continué à développer dans ce domaine là…
Mathis : Il s’est laissé pousser la barbe !
William : Non, ça c’est parce que j’ai pas les cheveux longs. Je compense (Rires). Du coup, ça a commencé par SLIPKNOT puis après JINGER jusqu’à maintenant LORNA SHORE… de plus en plus violent.
Mathias (basse) : Moi, en vrai, c’était vachement tard. J’ai toujours écouté des trucs un peu néo-Metal avant, genre LINKIN PARK, LIMP BIZKIT.. Ce genre de groupes mais ce n’était pas vraiment le style prédominant. J’avoue que c’est vraiment l’année 2023, un peu avant de rejoindre SOCIAL PROPHECY. J’étais en formation à l’IMFP et il y avait un atelier Metal. Du coup, je me suis mis à vachement écouter pour voir. J’ai commencé par les trucs hyper modernes, genre SPIRITBOX, des trucs très Metalcore et des trucs un peu prog aussi parfois. Moi, c’est l’esthétique moderne qui me plait le plus je pense. Et après, j’ai eu plein de recommandations sur Spotify.
Mathis : Si je peux rajouter un truc. Comme disait Mathias, on s’est rencontré dans un centre de formation et quand on s’est retrouvé ensemble dans le l’atelier Metal moi ça m’avait mis sur le cul genre « Ah ouais, Mathias il veut faire du Metal ??? » (Rires)
Olivier : Et moi je viens d’un monde où Spotify n’existait pas. C’était les années 2000 avec PAPA ROACH avec « Last Resort ». Hybrid Theory de LINKIN PARK venait de sortir. Et fallait aller dans un supermarché pour écouter les CD’s parce que y avait que ça !
UaMS : Malgré qu’il y ait un peu des influences différentes, est-ce que dans le groupe il y a un groupe fédérateur sur lequel tout le monde est d’accord ?
Ensemble : ARCHITECTS !
Max : Ouais, ARCHITECTS ça met tout le monde d’accord. BRING ME THE HORIZON aussi un peu forcément. LINKIN PARK, un peu pour la voix, surtout moi.
Après les 2 E.P qu’on a sortis, on savait ce qu’on voulait faire et ce qu’on ne voulait plus faire.
Aussi, quand quelqu’un proposait quelque chose c’était quasiment tout de suite raccord avec ce qu’on voulait faire.
UaMS : Comment ça se passe la composition, est-ce qu’il y a un chef d’orchestre ou chacun apporte un petit peu sa touche ?
Mathis : C’est un peu celui qui a une idée qui pose l’idée. Et après on voit tous les trois, Olivier, Max et moi, pour l’aspect composition. Par exemple, je me souviens une fois Max venait avec un refrain et à partir de là on a écrit un morceau. Celui qui a l’idée il envoie l’idée et on voit comment ça avance. Pour le coup sur l’album, j’ai beaucoup eu les idées mais ce n’était pas personnel mais plutôt représentatif de ce qu’on voulait faire tous les trois.
Max : Nous deux (en désignant Olivier) ça nous aidait à développer d’autres choses derrières comme des idées de mélodies, de paroles et de sons aussi. Et après voilà, William et Matthias, dans un second sens, étaient là pour voir ce qu’on captait pas forcément car on avait trop la tête dedans, donc sur de la structure, de l’ambiance.
Olivier : Après les 2 E.P qu’on a sortis, on savait ce qu’on voulait faire et ce qu’on ne voulait plus faire. Aussi, quand quelqu’un proposait quelque chose c’était quasiment tout de suite raccord avec ce qu’on voulait faire. Après, on a mis des coups de tournevis un peu partout et ça a fait ce qu’on a aujourd’hui.
UaMS : Vous avez beaucoup travaillé sur les ambiances et les arrangements dans l’album. Il y a des séquences, du piano, du violon… Il y a plein de petits éléments rajoutés, plein de petites strates, de petites nappes. Est-ce que c’était important pour vous justement de dépasser le simple côté « gros riff » ?
Ensemble : Oui.
Mathis : Tu verras tout à l’heure, mais même en live, c’est important pour nous qui est toute cette texture. Que ce ne soit pas juste guitares, batterie. C’est vraiment un ensemble. Et dans l’album c’était important. Ce n’était pas pour combler le vide. Pour nous, c’était important qu’il y ait toujours des bruits et des nappes quoi !
Max : Oui, un fond sonore, des contre-chants qui traduisaient un peu aussi l’ambiance et les sentiments qu’on veut faire passer dans la chanson.
Mathis : Finalement, les guitares ou n’importe quel instrument, à part la voix, c’est pas un truc qui est censé être prédominant, c’est quelque chose pour l’ensemble à chaque fois. La guitare était aussi importante que l’arrangement.
UaMS : Tout est vraiment homogène sur l’album. Autant les morceaux les uns avec les autres dans l’ensemble quand on l’écoute du début jusqu’à la fin, mais même musicalement. Il n’y a pas comme tu dis un instrument qui est plus ou moins avant ou le chant plus mis en avant. On entend tout et c’est régulier.
Mathis : On voulait vraiment que tout soit régulier et c’est Olivier qui a fait toute la prod.
Olivier : En fait, moi je m’occupe du mixage, du mastering et des prises. Mathis quand il amène une idée il a déjà mis un peu des synthés, des nappes… Et moi, mon rôle là-dedans, quand je bouge les trucs, tu vois, j’essaie d’avoir une image mentale de ce qui va rentrer dans le spectre ou pas. Et à la fin, ça fait comme un tableau. On est satisfait ou pas. Des fois on en enlève et des fois on en rajoute. Et là, je pense qu’on a trouvé un truc assez équilibré. Et, comme disait Mathis, on se tient vraiment en live de retranscrire exactement. Ce qui est compliqué parce que t’es pas dans un studio et tu ne maîtrises pas tout. Mais voilà, c’est ce qu’on essaye de faire. On essaye de faire une expérience d’auditeur.
Mathis : Ce qui est bien, comme dit Olivier, souvent j’apportais plein d’idées mais il voyait directement ce que je voulais faire. Je lui disais, voilà, j’aimerais que ça sonne comme ça. Il y avait tous les synthés et ça ne sonnait pas comme je voulais que ça sonne et il disait ouais, je comprends direct et ça matchait.
UaMS : Il y avait une osmose entre vous deux ?
Olivier : On a beaucoup bossé dans ce sens là en fait. On a l’habitude de travailler ensemble, et donc ça ne s’exprime pas forcément avec des mots. On sent là où on veut aller. Du coup, ça va un peu plus vite maintenant que dans les EP précédents par exemple. C’est un peu plus mûr, entre guillemets.
UaMS : Du fait de cette homogénéité, « Tourments » vous l’avez pensé, proposé, comme un voyage à l’auditeur ?
Max : Un peu mais sans rentrer dans le concept album non plus. Après, pour nous, c’était vraiment important d’avoir un peu un chemin ou un fil conducteur en tout cas. On se posait souvent la question à chaque fois avant de décrire un morceau en disant « qu’est-ce qu’on veut faire sur cette chanson ? Est-ce que ça rentre un peu dans le thème de l’album ? » On n’a pas non plus écrit une fiche au début en disant l’album va parler de ça, mais est-ce que ça colle avec ce qu’on a déjà sur cet album là ?
Mathis : On voulait essayer d’éviter les redites. Qu’on ait pas des morceaux qui veulent dire la même chose ou qui aient un peu la même vibe.

Les émotions au coeur de Tourments
UaMS : Le titre de l’album « Tourments » évoque quelque chose de très lourd émotionnellement. Cet album est-il une forme d’exutoire pour vous ?
Olivier : Je pense qu’on a transcrit ce qu’on avait au fond. Surtout Max qui a fait beaucoup avec les paroles. Y a cette traduction là et après y a cette traduction dans l’ensemble et dans la production artistique d’avoir cette ambiance très lourde qui exulte un peu la rage des fois, dans les passages qui sont très catchy. Mais c’est surtout les textes je pense qui vont transcrire le mieux ce côté là.
Max : Pour le coup, sur les textes, comme ils disaient l’osmose qu’ils ont pour le son et pour le travail d’arrangement, nous on l’a bien aussi avec Mathis. Aussi, quand j’ai des ambiances ou des messages à faire passer, il arrive à axer la compo un peu dans ce sens là ou à m’aider aussi sur les paroles si besoin dans un premier temps. Après, il y a aussi forcément le travail lors des répétitions et à ce moment là l’influence des autres sur le chant.
UaMS : Vos textes parlent souvent de failles humaines, de lutte intérieure, mais sans tomber dans le désespoir total. Vous avez besoin de garder une part d’espoir dans votre musique ? De rester lumineux ?
Max : Oui, y a le côté exutoire qui est hyper important. C’est sortir tout ce qui nous tourmente.
Olivier : Si on l’exulte c’est que c’est déjà lumineux. Sinon, on ne le ferait pas.
Mathis : C’est beau !
William : Woh, c’est un vrai poète. (Rires)
Olivier : Faudra l’écrire celle-là ! (Rires)
UaMS : Est-ce qu’il y a un morceau de l’album qui vous touche personnellement plus que les autres ?
Olivier : Moi, j’aime beaucoup « No ending » parce que je trouve que c’est un peu le coeur de SOCIAL PROPHECY. C’est un truc qui est hyper intense, même sans avoir une musique très intense. Et en 2eme, je pense que c’est « Forever (and a day) » car celle-ci c’est vraiment celle qui représente le groupe.
Mathis : On avait dit « un » morceau.
William : Ouais mais lui il parle bien alors il a droit à deux. (Rires)
Mathias : Pour purement l’esthétique, et le côté Metal, celle qui me plaît le plus à écouter c’est « Resurrected ». Mais pour ce qui définit vraiment l’identité de la chose je pense que c’est « Forever (and a day) » aussi.
William : « Forever (and a day) ». Pourquoi, parce que euh ??? Bonne question (Rires). Je pense que tout l’album tourne autour de cette musique vu que c’est le 1er clip qu’on a fait et que ça parlait à tout le monde. C’est LA musique principale du groupe !
Mathis : C’est pas la 1ere composée pour l’album mais celle où on s’est tous dit « si on fait un clip ça sera celle-là ». Je me souviens quand on l’a fini, chez Olivier le soir même, on disait « putain mais elle est vraiment bien !!! » Pour moi, je crois que c’est un peu égoïste mais celle où j’ai pu écrire les paroles c’est celle que je préfère car j’ai pu le plus m’exprimer. J’ai du mal à choisir entre « Jail » et « Unchanged »… Mais y a aussi « Silence »… ok, je dis « Silence » parce que je trouve que c’est la plus groovy, la vibe est vraiment bien et j’ai pu écrire les paroles en association avec Max.
Max : Alors « No ending » un peu comme Olivier, parce que les paroles j’ai vraiment tout mis dedans. Y a un côté vraiment très thérapeutique pour le coup. On ne l’a pas encore joué en live mais je pense qu’il se passera vraiment quelque chose pour moi quand on la fera en live pour le coup. Même presque peur de la chanter. Et après, sinon il y a aussi « A part » que j’aime beaucoup. Pareil, aussi peut-être plus personnel au niveau des paroles. Et j’aime bien ce que j’ai réussi à transcrire là-dedans dans mon chant.
Quête vers une nouvelle identité
UaMS : Pourquoi avoir choisi « Forever (And a Day) » comme premier aperçu de l’album (1er single et 1er clip) ?
Mathis : On s’est dit que ce n’était pas le meilleur morceau de l’album mais on se disait quand on l’écoutait que c’est vraiment bien.
Olivier : C’est celle qui nous définissait le plus au moment où on s’est dit qu’il fallait faire un clip pour l’album.
Max : Surtout, je me rappelle qu’on voulait avoir le côté « annoncer le changement » par rapport aux E.P’s. Avant, on avait un côté un peu plus Metal Alternatif. Là, on a un virage un peu Metalcore. On voulait que ce soit vraiment acté et celle-là c’est peut être la racine de l’album. Elle marchait bien.
UaMS : C’était la nouvelle carte d’identité ?
Max : Oui. Et puis d’entrée déjà le chant saturé aussi. Ce que je ne savais pas faire sur les anciens EP’s. Donc là, on voulait en mettre plus sur cet album. Finalement, on s’est dit que le meilleur moyen : les gros riffs, le son, la prod, le chant saturé direct sur le couplet. C’était montré une nouvelle identité pour nous. « Forever (And a Day) » cochait toutes les cases.
UaMS : « No Ending » apporte une vraie respiration au sein de Tourments, plus douce et plus chargée en émotions. Vous aimez casser un peu les codes du Metal moderne avec ce genre de titre plus sensible ?
Mathis : Je sais pas si c’est casser les codes mais on aime bien les balades à l’ancienne comme celles de SCORPIONS.
Olivier : Quand un groupe sort un album aujourd’hui, pour moi il y a vraiment deux choix. Soit tu fais un truc qui tabasse un maximum pour que ce soit hyper accrocheur. Mais du coup tu t’inspires forcément de ce qui tabasse déjà et tu fais comme tout ceux qui font ce que tout le monde fait en ce moment. Ou alors tu fais vraiment ce que t’aimes et tu dis nous on est un groupe de Metal et il y a une, deux ou trois balades dans l’album. Tant pis, nous, c’est ce qu’on aime faire et on le donne aux gens.
UaMS : C’est ce que vous disiez tout à l’heure. Vous avez des influences différentes mais vous faites ce que vous aimez sans auto-censure.
Max : Par rapport aux guitares, dans le Metalcore y en a mais c’est quand même rares les solo de guitare. Nous, on en met parce qu’on aime ça mais faut que ça serve le morceau. Mais y a plein de trucs comme ça qu’on ne se prive pas de faire.
Olivier : Si on avait voulu faire un groupe ultra dans l’air du temps ça aurait chanté qu’en guttural, zéro solo, des morceaux de 2min30 et voilà.
Mathis : Après, c’est pas dit que ça arrive mais si à l’avenir tout cela ça nous plait, un jour peut être c’est ce qu’on fera.
UaMS : Vous ne restez pas collés à l’air du temps : genre la mouvance, la tendance c’est « ça » et on fait pareil. Vous restez libres et vous gardez votre ligne de conduite.
Olivier : Et puis il y a des gens qui le font mieux que nous en fait. Donc pas trop d’intérêt de la faire a priori.
UaMS : Les 2 morceaux instrumentaux d’intro et de conclusion « 3 A.M » et « 534 » sont très cinématographiques mais en opposition. Le 1er plus sombre et le dernier plus lumineux. Qu’est ce qui se cache derrière ces 2 titres mystérieux, pour ne pas dire mystique ?
Mathis : On aime beaucoup nos morceaux mais on n’avait pas de noms. C’était deux heures avant de les envoyer au label, on s’est appelé et on cherchait les noms (Rires). C’est juste ça, y a pas d’histoires.
Olivier : On fonctionne souvent par des noms de couleurs. On les appelle red, black, yellow… En fait, nos morceaux s’appelaient comme ça et quand il a fallu vraiment choisir on s’est posé et on a trainé un peu sur ce truc là et y a un moment où on a dû les rendre au label. On s’est dit « ok, mais ce morceau tu l’as fait quand ? Et qu’est-ce que tu voulais exprimer ? »
UaMS : Donc « 3 A.M » ça vraiment était composé à 3heures du matin ?
Olivier : Oui, lui (en désignant Mathis) il compose souvent très tard.
UaMS : Et « 534 » ça signifie quoi ?
Mathis : ça veut dire « Zen », voilà. C’est pas ouf désolé.
UaMS : Ah ok. J’étais parti sur d’autres interprétations. (Rires)
Max : Après, on veut bien ton interprétation.
UaMS : Alors… Dans les cultures orientales, 3h du matin c’est l’heure du tigre. Un moment où l’énergie mystique et la présence spirituelle sont à leur apogée. On pense que les réveils à cette heure sont un signe que l’esprit est en train de recevoir des messages ou des guidances de l’au-delà.
Mathis : C’est super sensé ça !
Max : Attend, je note. (Rires)
UaMS : Il y a une seconde interprétation. Trois heures du matin, c’est l’heure où notre corps produit le cortisol, l’hormone du stress pour préparer le corps au réveil. Donc je trouvais que le stress ça collait avec le titre de l’album Tourments. Mais si vous êtes déjà stressé ou anxieux, cette hausse naturelle de cortisol peut vous réveiller brutalement. Ce qui collait parfaitement avec Tourments.
Olivier : Bon, c’est le rythme standard d’une nuit pour nous. (Rires)
Mathis : On a le morceau « Insomnia » et je me rappelle qu’à la base on voulait que le thème de l’album ce soit les insomnies.
Max : C’est un truc qu’on a en commun dans le groupe. Passé un moment j’en faisais beaucoup.
Olivier : L’insomnie est un thème récurrent chez nous avec un peu les angoisses nocturnes. C’est un truc qui est omniprésent dans la sanguinologie de l’album.
UaMS : Ah d’accord, merci pour l’info. Sinon, pour 534, c’est un nombre angélique qui est également le signe que les changements et les opportunités qui arrivent dans votre vie sont le fruit de vos efforts passés. Des changements et des transformations positifs sont à l’horizon.
Je me suis dit c’est génial. Parce que les Tourments on les a travaillés tout au long de l’album. En plus, la 1re musique d’intro est sombre, alors que « 534 » est plus lumineuse. Je me suis dit « Ils se projettent vers l’avenir. Cela symbolise l’album qui est sorti, c’est la carrière. Tout ça, quoi ! Rien du tout en fait. (Rires)
Mathis : On t’appelle la prochaine fois pour le nom des morceaux. (Rires)
UaMs : Allez, ça sera volontiers ! (Rires)
Olivier : Mais y a quand même un peu de ça.
Max : C’est pas faux !
Olivier : Parce que dans le dernier morceau de l’album, on s’est dit c’est un peu comme quand t’arrives pas à dormir pendant tout l’album… Il y a un moment où ça monte, ça monte, ça monte et je sais pas si t’as capté mais « 534 » elle s’arrête brutalement. C’est le moment où tu dors. T’arrives toujours pas à dormir parce que tu t’es collé tout l’album ou t’as pas dormi quoi, tu t’es fais des insomnies etc… et il y a un moment où ça s’arrête brutalement, au moment où le sommeil arrive.
Mathis : D’où le choix d’avoir mis « Insomnia » en dernier.
Passer à la vitesse supérieure avec un projet structuré
UaMS : On sent que SOCIAL PROPHECY commence à entrer dans une nouvelle dimension plus professionnelle. C’était une volonté dès le départ ou ça s’est fait naturellement avec l’évolution du groupe ?
Mathis : Je crois que c’est un peu différent pour tout le monde. Nous on voulait faire de la musique. Ce qui nous fait rêver c’est la MainStage du Hellfest. C’est pas juste faire de la musique entre potes. Nous, on veut quand même vraiment que ce soit notre vie. Je pense qu’on se disait ça même déjà avant l’album. C’est vrai que c’est un grand tournant.
Olivier : En fait, quand on a eu un peu des changements de line-up on a essayé de tendre vers quelque chose qui nous collait bien. Une fois qu’on a trouvé ce truc qui nous collait bien, qu’on a eu un line-up solide et qu’on a fait cet album-là, on a fait tout un tas de choses qui vont avec cette démarche-là. On s’est professionnalisé dans le terme de la prestation de spectacle. En étant inspirés de groupes qui sont bien plus forts que nous, qui en vivent et qui sont hyper gros. Donc en fait, on a assez vite compris que si on voulait rentrer dans le jeu c’est comme ça qu’il fallait faire. On voulait donner le meilleur au public en fait. Et donner le meilleur au public, ça passe par être plus professionnel dans la prestation. Et après, moi, je suis un peu plus vieux que le reste du groupe, ça a toujours été mon rêve de partir en tournée avec un groupe. J’ai pris des choix différents mais c’est un rêve que j’ai toujours eu, qui reste dans un coin de ma tête.
UaMS : Y a ce côté vraiment artiste musical. Vous vous donnez les moyens pour y arriver, pour que ça éclate ?
Mathis : On veut que ça éclate.
Olivier : Ouais, c’est beaucoup de sacrifices aussi. Beaucoup de travail. La réalité du terrain est quand même assez difficile en 2026. Faire grimper un groupe ça demande beaucoup de moyens financiers, énormément de travail. Et énormément d’investissement personnel.
UaMS : Vous êtes désormais accompagnés par Seb, votre manager. Qu’est-ce que ça change concrètement dans votre quotidien de groupe ? Est-ce que ça vous permet justement de vous concentrer davantage sur la musique et l’aspect artistique ?
Olivier : Mais en fait, ce sont 2 choses hyper différentes. En fait, on a plein de métiers différents dans le groupe. Mathias fait du graphisme, Mathis est très technique dans la musique, moi je fais tous les trucs de prog etc. Seb, il nous a justement aidé sur tous les trucs à faire sur le label par exemple. Quand on a signé avec label, c’est lui qui nous a trouvé un label. C’est lui qui nous met les deadlines pour rendre les trucs à temps, qui gère tout le merch, les sorties de l’album et des singles. Pour toute cette trame-là, il gère notre ligne de conduite.
Mathis : On a un cadre.
Olivier : C’est un métier à plein temps si tu veux vraiment le faire bien. Et juste ne pas le faire, ce n’est pas possible. Seb, c’est la tierce personne qui met le cadre pour tout ce qu’on doit faire vis-à-vis de l’extérieur.
On aime bien composer, on aime bien faire du studio mais vraiment le Graal pour nous, c’est transmettre tout ça devant un public.
UaMS : Vous avez rejoint le label M&O Music pour la sortie de l’album. Comme vous l’indiquez c’est donc Seb, votre manager, qui vous a apporté le label. Vous avez peut-être cherché de votre côté aussi ? Enfin, comment s’est faite la rencontre avec M&O Music ?
Olivier : On n’est pas très bon là dedans. On avait donc délégué à Seb qui nous a trouvé ce label. On s’est rencontré avec M&O qui nous a expliqué comment cela allait se passer et puis on a dit OK. Et c’est parti comme ça !
UaMS : En plus, c’est un label proche localement (Montpellier). Cela a pu permettre de rapidement faire certaines choses ?
Olivier : La proximité géographique a un peu aidé aussi. Là, avoir le contact et la rencontre physique, de pouvoir se parler cela a fait en sorte que ça fonctionne bien.
UamS : Maintenant que plusieurs étapes ont été franchies. Vous avez aujourd’hui l’impression que SOCIAL PROPHECY est encore « un groupe de potes qui jouent ensemble » ou vous commencez à le voir comme un vrai projet de carrière musicale ?
Mathis : On veut vraiment faire ce qu’il faut faire. Faire des choix, si y en a qui doivent être faits, pour essayer d’accomplir nos rêves.
Olivier : On n’est plus un groupe de base qui fait de la musique à la cool. Maintenant, c’est la structure.
Mathis : Ouais, le fait de bosser avec Seb, la signature avec le label…ça se structure. Maintenant on a fait « ça » et faut qu’on assure derrière si on veut vraiment essayer d’en vivre. On est obligé de le faire, on n’est plus « à la cool ».
Olivier : Puis au-delà de vouloir en vivre, parce que ça n’arrivera pas tout de suite, ce qu’on recherche avant tout c’est de faire le maximum de scènes. On aime bien composer, on aime bien faire du studio mais vraiment le Graal pour nous, c’est transmettre tout ça devant un public.

L’accueil de Tourments : ses premiers retours
UaMs : On enchaîne du coup avec la question suivante. L’album est sorti depuis quelques mois. Globalement, quels ont été les retours ?
Olivier : On a eu quelques chroniques des médias.
Mathis : Globalement des retours positifs.
UaMS : Et côté public aussi ?
Olivier : Les gens qui viennent nous voir nous disent que c’est bien. Il y en a certains qui ne doivent sûrement pas trouver ça bien, mais du coup on n’est pas au courant (Rires). Après, on est hyper ouvert à la critique. Et justement des fois on va un peu le chercher. On a des copains qui ont des groupes plus gros que nous, et quand ils viennent nous voir ce qu’on leur pose comme question justement ce n’est pas « Est ce que c’était bien ? » mais plutôt « Qu’est ce qui ne va pas ? ».
Mathis : Ouais, qu’est-ce qui peut être amélioré ?
Olivier : Qu’est-ce qui doit être amélioré pour qu’on soit au niveau de ce qu’on visait ? C’est ça qui nous intéresse : le truc à améliorer.
Mathis : Pour revenir sur le fait des critiques ou pas des critiques. C’est pas qu’on s’en fout des critiques. Mais nous, quand on a écrit l’album et qu’on l’a sorti, ce qui était le plus important pour nous c’est qu’il nous plaise. Après les critiques, je suis d’accord c’est très important dans la composition, tout ça pour s’améliorer. Mais on ne s’est pas dit on va le faire pour que ça plaise aux gens. On s’est dit : « nous, ça nous plaît. Super ! »
Regards sur la scène émergente
UaMS : D’ailleurs, comment vous la voyez la scène émergente du Metal dans le Sud ?
Olivier : Alors, moi, je viens d’une époque où le Metal dans le Sud c’était un truc confidentiel. C’était beaucoup du bouche à oreille. Là, j’ai l’impression qu’il y a une scène marseillaise qui monte de plus en plus. Après, il y a quand même une réalité c’est quand des plus gros groupes passent dans le Sud c’est rarement complet. On est un peu laissé de côté pour ce qui est de la scène internationale.
Mathis : Landmvrks forcément il y a du monde maintenant mais à leur début il n’y avait pas grand monde. Je trouve ça fou qu’il y ait cette scène, qui soit à la fois, si puissante et en même temps qu’il y ait si peu de monde qui vienne.
Olivier : En plus, on a de super groupes ultra qualitatifs… mais c’est pas la culture du Metal dans le Sud.
UaMS : Vous faites partie de la scène émergente. Parmi celle-ci, il y a des groupes que vous trouvez également qualitatifs ? Si c’est le moment de faire de la promo pour des potes c’est maintenant. (Rires)
Max : Un peu dans l’air du temps, AURORE forcément. Je trouve qu’il y a une vraie identité chez ce groupe là qui me plait.
William : Il y a WAKE THE DEAD aussi !
Mathis : C’est clair que le style de la scène du Sud en ce moment c’est le Hardcore. C’est peut être l’influence LANDMVRKS qui, même s’ils font du Metalcore, à la base c’est plus pensé Hardcore.
Olivier : Y en a un qui est du Sud et pas du tout Hardcore, c’est HYPNOSE. Et qui a réussi à sortir du Sud !
Mathis : Pour moi, je fais souvent des classements dans ma tête qui n’ont aucun sens. Mais dans le classement des petits groupes qui sont pas encore gros groupes, SPLEEN c’est le numéro un. Tout est parfaitement fait chez eux.
Olivier : Y a SUNBORN aussi. Avec Max on les a vus un peu par hasard à la SECRET PLACE parce qu’on avait un groupe de copains qui jouait là-bas. Bon, le lieu c’est une petite scène, le son n’était pas top mais même avec ça on s’est dit il se passe un truc. Et ça c’est confirmé quelques mois après car ils ont signé avec un gros tourneur. A mon avis, là, c’est bien parti et ils font la première partie de RESOLVE. Mais tu vois quand on les a vus, il devait y avoir même pas 50 personnes dans la salle.
Mathis : C’est comme SOUL SPLITTER. Ils sont monstrueux nationalement. Dans le Sud, on en parle pas tant que ça.
Olivier : La France, en fait, c’est compliqué.
UaMS : Oui, on parlait de la scène du Sud mais un peu partout en France c’est pareil.
Max : Peut-être aussi avec l’ère Instagram/Spotify ça rassemble des gens qui sont de tout horizon en fait, mais pas du tout du même endroit. Je pense par exemple à MAZE’D de Toulouse qui est qualitatif. Les gars bossent super bien leur D.A, leur musique et tout ça. Quand on les a vus à Marseille, malheureusement, il n’y a pas grand monde quoi, tu vois. C’est pas parce que c’est eux, c’est parce que c’est la scène qui est comme ça. Et pourtant, ils font tout pour et ils ont des followers, des gens qui engagent vraiment avec eux en plus… ça nous questionne nous aussi.
Olivier : En fait, aujourd’hui, il faut réussir dans internet pour réussir dans la vie.
UaMS : C’est d’abord « ma présence ». Je suis présent donc je suis visible, et donc je suis écoutable.
Olivier : C’est ça. C’est vraiment : casse Internet avant de casser la scène.
Seb (manager) : Sinon, en groupe émergent qui vaut le coup, t’as SOCIAL PROPHECY. (Rires du groupe)
Si on avait voulu faire un groupe ultra dans l’air du temps ça aurait chanté qu’en guttural, zéro solo, des morceaux de 2min30 et voilà !
UaMS : À court/moyen terme, vous présentez l’album sur toutes les scènes possibles ou vous pensez déjà au prochain album ?
Max : Oh, on arrête là. (Rires)
Mathis : On s’est retrouvé il y a quelque temps tous les 3 avec Max et Olivier et on s’est posé la question.
Olivier : On a toujours des idées de morceaux, qui vont peut-être sortir ou pas. On a toujours des idées et on compose. Personnellement, je pense qu’il faut exploiter ce qu’on a fait. On va faire le maximum de scène.
Mathis : Il n’a pas tort ! Et c’est vrai qu’il y a toujours l’envie de continuer à sortir quelque chose puisque ça nous plait.
Max : Ouais, non, mais c’est ça, ça aide aussi de voir un peu la suite et voir aussi les influences. Mathis m’a fait écouter un truc l’autre fois où il y avait de super bonnes idées et sur la fin on avait une structure qui collait un peu avec ce qu’on a fait sur l’album. Moi, je lui ai dis viens on fait autre chose en fait. J’ai écouté également d’autres choses, j’aimerais bien aller dans une autre direction, par exemple.
Mathis : Mais Olivier a raison. Ce qui, en vrai, est le plus important c’est de continuer à défendre l’album.
Olivier : Il va falloir jouer sur les deux tableaux. Ne pas arrêter de composer parce qu’on aime ça. Pousser encore les curseurs dans la prod, dans les compos… et en même temps essayer de faire le maximum de show possibles.
Mathis : Ce qu’on sait pas, c’est que peut être un jour on sortira UN morceau et là, Bam! On va exploser.
Olivier : Ouais mais il y a aussi une réalité sur ça. C’est que l’exposition médiatique d’un morceau est souvent pécuniaire. C’est rare qu’un morceau sorte et explose comme ça sur Spotify. Il y a tellement de morceaux qui sortent chaque jour sur les plateformes. Pour que ça marche, faut que le morceau soit super bon. Il faut que la promo soit bonne. Il faut que la D.A soit bonne. Il faut que les canaux de diffusion soient performants.
Mathis : C’est pour ça que c’est aussi important de continuer à sortir. Toujours se mettre à fond sur chaque morceau et peut-être qu’un jour il y en a un qui va sortir du lot.
Max : Et puis y en a qui peuvent aussi toucher les gens sans plus d’explications. Par exemple, « No ending » on ne l’a pas spécialement mis en avant mais y en a beaucoup qui nous l’ont dit déjà, comme dans les chroniques qu’on a eu où le titre ressort un peu. Du coup, on s’attendait à ce que ce soit ceux qu’on ne s’attendait pas parce que c’est classique on va dire. « No ending », c’est pas non plus une immense surprise, parce qu’on a mis beaucoup de nous dedans, mais c’est pas ce qu’on a choisi de mettre en avant.

Release party : l’aboutissement d’un parcours
UaMS : Ce soir c’est donc votre release party. Est-ce que Tourments ressemble exactement à l’album que vous aviez imaginé au départ ?
Mathis : On n’avait pas une vision globale. On fait des morceaux qui nous plaisent dans une esthétique assez particulière. Et puis à la fin, on a fait un tri car on avait 16 morceaux. On a dû en réécrire quelques-uns.
Olivier : Quand j’ai écouté l’album en entier, sans l’écouter avec une oreille technique, je me suis dit c’est ce qu’on avait à dire au moment où on avait à le dire.
Mathis : Sachant qu’il y a des morceaux qui ont été écrits avec deux ans d’écart. Mais au final ça l’a fait.
Olivier : Disons qu’on est satisfait là maintenant de ce qu’on a sorti il y a quelques mois.
UaMS : Pour revenir sur la production de l’album, qui a été faite en auto-production, il y a eu un financement participatif, une cagnotte. Il y avait des craintes par rapport à cela ?
Max : Que ça ne marche absolument pas. Olivier ne nous croyait absolument pas quand on lui a dit la somme qu’on visait.
Olivier : Je suis la claque du réel. (Rires)
Max : Avec Mathis, on a chiffré ce qu’on espérait avec un montant réaliste. Et surtout par rapport aux besoins.
UaMS : Et au final, l’objectif a été atteint. Quel a été votre ressenti d’avoir été ainsi soutenu ?
Max : On a été très touché des gens qui ont donné. On avait chiffré sur l’entourage amis, fans et famille, mais il y a des gens qui ont participé et qu’on ne connaissait pas du tout. Pour nous, ça a été hyper surprenant.
Olivier : ça nous a permis de faire le merch avec la D.A de l’album et de financer les deux clips.
Max : Évidemment, on remercie encore une fois tous ceux qui ont contribué.
UaMS : Si vous deviez résumer Tourments en maximum 3 mois, ça serait lesquels ?
Olivier : Je dirais exutoire, dystopique et profond.
UaMS : Et pour la release party de ce soir, des surprises sont prévues ?
Mathis : Pour la cagnotte, on avait fait une reprise acoustique du morceau « Unchanged ». On va la jouer ce soir, du coup, en acoustique.
Max : On va faire la version revisitée qui n’a vraiment rien à voir avec celle de l’album.
UaMS : Et enfin : après toute cette pression, ces « tourments » justement, vous allez réussir à profiter de la soirée ce soir ou y-a-t-il un peu de stress ? Dans quel état d’esprit êtes vous quelques heures avant de monter sur scène ?
Max : Ils ont tous faim, ils ne pensent qu’à bouffer. (Rires)
Olivier : On a hâte.
Mathis : Ouais on a hâte. C’est passé super vite pour arriver jusque là.
Max : Je visualise déjà le moment où on sort de scène parce que chaque fois c’est vraiment un claquement de doigts. C’est trop rapide.
Mathis : Ce qui me stresse le plus c’est l’après. Putain, fais chier, c’est fini !
Olivier : C’est toujours la petite dépression post concert.
Mathis : On a tout fait pour être prêts et si on rate un truc c’est vraiment pas de chance.
Max : Notre mentalité c’est toujours un peu de donner le meilleur de nous même à l’instant T. Sur un concert, ce jour-là, on est à 100 % voire un peu plus.
Mathis : Il y a toujours du stress mais on a tout fait pour être prêt et on ne se pose pas trop de questions.
Max : On sait qu’on est là, où on veut être pour l’instant. Évidemment, les objectifs sont plus élevés et on vise plus haut. Mais on essaie toujours de ne jamais être déçu. De jamais être en dessous de ce qu’on voulait proposer.
UaMS : On arrive à la fin de l’interview. Je vous laisse libre pour dire un dernier petit mot si vous le souhaitez.
Olivier : Mettez plein de like sur YouTube. (Rires)
Max : Non, mais soutenez les groupes et allez les voir en concert faut pas avoir peur d’aller à des concerts seul. J’ai découvert ça y a pas hyper longtemps et c’est un vrai kiff d’aller à des concerts seul aussi.
Olivier : Soyez curieux et allez voir des concerts prêts de chez vous. Même des concerts qui ne vous correspondent pas forcément. Juste pour la curiosité de ce qui se fait dans votre pays ou dans votre région.
UaMS : Je vous remercie beaucoup pour cette interview. Je vous dis bon courage et m**** pour ce soir. Under a Metal Sun continuera de suivre votre actualité.
Max : Merci également pour ton temps et pour l’interview.
Mathis : Et merci pour ton analyse sur les titres. (Rires)
Max : Au moins, on saura quoi dire la prochaine fois si on nous pose des questions. (Rires)
